Retour Accueil

 

Retour Les maladies

 

Actualités

Histoire

Intoxications

Maladies

Mortalités

Mises à jour

 

 

Chronique de la nosémose

 

Traitement de la nosémose : autorisation du Fumidil B

 

Le directeur du Centre Apícole de Marchamalo (Guadalajara - Espagne), Angel Sanz, a affirmé en ce début d’année que presque 50 % des 175.000 ruches qui existent dans la région pourraient être touché par Nosema ceranae.

« Le Syndrome de Dépeuplement des Ruches » dont une des causes est N. ceranae, ne peut être traité avec le Fumidil B après que l'Agence Européenne du Médicament ait décidé de ne pas autoriser sa fabrication.

Cependant, il est encore prématuré d'évaluer l’effet de l’absence de traitement.      

Comme a expliqué le responsable du Centre Apícole, cet antibiotique, connu sous le nom de fumagilline, n’a pas reçu de limite maximale de résidus pour le miel. « Les études pour établir cette limite peuvent durer plusieurs années, peut-être jusqu'en 2010 et par conséquent, il est impossible d’utiliser ce médicament jusque là ».

« Ceci pourrait être catastrophique pour le secteur, parce que si les ruches ne peuvent pas être traitées, elles vont mourir à cause de N. ceranae », il a alerté Angel Sanz.

 

Reste à savoir précisément quel est la cause ou les causes des mortalités de colonies et si c’est N. ceranae qui est le facteur principal. D’autres causes peuvent altérer le développement des colonies et faire le lit de ce parasite opportuniste. Agir sur les autres causes semble aussi envisageable.                  LO Administratrice

-----------------------------------------------------------------------------------

La nosémose : nouvelle crise apicole ?!

 

Après la crise Gaucho puis la crise générale insecticides systémiques, voilà la crise Nosema ceranae qui se profile à l’horizon.

Des arrêtés d’infection ont été pris dans le département du Haut-Rhin suite à des cas de mortalités et à des mises en évidence de ce parasite par des laboratoires spécialisés.

Est-ce bien acceptable, raisonnable, judicieux… de contrôler la transhumance quand on entend dire depuis des années par les vétérinaires spécialistes des maladies des abeilles que « des spores il y en a partout ».

Comme dans toutes les crises apicoles, il y a les « pour » et les « contre » cette thèse alarmiste ou objective.

Un article paru dans la plupart des revues apicoles (ex. : Abeille de France » N° 946 avril 2008) sous la plume de MC Colin et al. nous indique « qu’aucun argument ne permet donc de penser que Nosema ceranae serait une cause majeure de surmortalité des colonies ».

A l’opposé, le chercheur espagnol M. Higès maintient le contraire. Les expérimentations qu’il a conduites en cagette démontrent un fort pouvoir pathogène de ce parasite. Qui croire et surtout que faire, nous apiculteurs, qui subissons les mortalités ?

Les expériences de Higès sont critiquées car elles se passent en cagette « donc éloignées des conditions de la colonie ». Argumentation peu raisonnable quand on sait que des expérimentations faites sur abeilles isolées en condition de laboratoire sont acceptées … mais parce qu’elles portent sur l’action de traces de pesticides mis en contact de l’abeille. Deux poids, deux mesures !

De même à propos du Fumidil, il n’est plus autorisé en France en raison de la réglementation européenne. Depuis plusieurs années on attend des nouvelles du dossier… Là aussi le débat se développe. Pour les uns le Fumidil n’a pas d’action reconnue, pour les autres, il est efficace (voir le texte mis en ligne il y a quelque temps sur Api connaissance sanitaire). Pour F. Tabak (président du GDS du Haut-Rhin), dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, le Fumidil « permettrait de sauver les ruches encore saines ».

Alors à chaque problème une même réponse discordante et au final une perte d’abeilles quelle qu’en soient les causes exactes. Par contre des victimes : l’abeille et l’apiculteur.

Qu’en est-il des recherches sur Nosema et son pouvoir pathogène ?

 

Les apiculteurs cherchent une solution (Dernières Nouvelles d’Alsace)

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Les abeilles du Haut-Rhin sont victimes d'une dépopulation importante

 

due à un agent pathogène, la nosémose, sans conséquence pour l'homme, a-t-on appris vendredi auprès de la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV).
L'ensemble du Haut-Rhin a été déclaré infecté, selon un arrêté préfectoral en date du 1er juillet qui, selon la préfecture, permettra d'organiser des opérations de lutte et suivi de la maladie. C'est le premier arrêté pris en France contre cette maladie, a-t-on précisé de même source.
Originaire d'Asie, le Nosema Ceranae qui est responsable de blocages intestinaux chez l'abeille, est connu en France depuis 2002 et particulièrement présent depuis plusieurs semaines dans le nord-est de la France ainsi qu'en Belgique, au Luxembourg et en Suisse.
La nosémose n'est néanmoins absolument pas contagieuse pour l'homme et tous les produits apicoles restent propres à la consommation.
   Les intempéries des mois d'avril et mai sont la principale explication à la propagation de la maladie, selon Sébastien Mutel, contrôleur sanitaire à la DDSV.
"Les abeilles et les colonies étaient faibles. Elles n'ont pas pu faire de réserves et étaient plus réceptives à des pathologies. A cause de la nosémose, il y a des abeilles et des ruchers qui meurent", a expliqué M. Mutel à l'AFP.
Les services de l'Etat demandent en effet de brûler les ruches infectées pour éviter toute propagation.
"Malheureusement, il n'existe aucun traitement", a-t-il indiqué, le retour d'un temps chaud et ensoleillé étant le principal remède.

COLMAR, 4 juil 2008 (AFP)

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Nosémose : traitement.

 

Préconisé par un vétérinaire libéral : pulvériser, avec un dispositif du genre de celui utilisé pour nettoyer les vitres, du vinaigre de cidre pur directement sur les abeilles lors de l’ouverture de la ruche (sans sortir les cadres). Aucun dosage n’est donné mais le résultat est parait-il bon !

Attention rien de démontré, risques pour les colonies inconnus… si ce n’est que l’apiculteur se fait plaisir en soignant ses ruches.

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Nosémose : désinfection.

 

Résumé de l'article :

 

Désinfection des rayons contre Nosema à l’aide l’acide acétique à 96 %

 

Working Group of the Apicultural institutes in Western Germany

Article paru dans Apidologie.

 

La nosémose est une maladie importante aux Pays-Bas, qui peut provoquer des pertes substantielles de colonies en cas de déficience protéiques. Outre un approvisionnement suffisant en pollen, nous recommandons l’utilisation de mesures hygiéniques pour lutter contre la nosémose. Selon Bailey (1957) les rayons atteints de nosémose constituent une source importante d’infestation. Bailey utilisait l’acide acétique pour désinfecter les rayons qui étaient ensuite replacés dans les colonies saines. Ces colonies restaient saines contrairement à celles qui avaient reçu des rayons non traités. Divers auteurs ont suivi les recommandations de Bailey mais avec des quantités variables d’acide acétique. Afin de déterminer la quantité d’acide acétique nécessaire pour tuer effectivement les spores de Noséma, nous avons procédé à des expériences de désinfection et nourri des abeilles avec des spores traitées.

En conclusion de ces études, 50 ml d’acide acétique à 96 % pour une étuve de 35 l peut servir à tuer les spores de Noséma aux températures supérieures à 15° C. Un matériau qui améliore l’évaporation, comme l’ouate, le papier ou une mousse plastique est indispensable.

 

Traitement de la nosémose

 

Résumé de l'article :

 

Efficacité de la fumagilline dans la lutte contre le nouveau parasite Nosema ceranae chez Apis mellifera.

 

Par Geoffrey R. Williams, Michelle A. Sampson, Dave Shutler, Richard E.L. Rogers

 

A paraître dans Journal of Invertebrate Pathology

 

Des colonies d'abeille mellifère (Apis mellifera) en Nouvelle-Écosse (Canada) ont été échantillonnées au printemps et à la fin de l’été 2007 pour évaluer l'efficacité de la fumagilline pour lutter contre Nosema ceranae. Au printemps 2007, les colonies traitées avec la fumagilline en septembre 2006 (n = 94) ont eu de manière significative un seuil de nosemas inférieur  aux colonies qui n'ont reçu aucun traitement (n = 51). Mais à  la fin de l'été 2007, aucune différence n'a été mise en évidence entre les groupes. L'étude de biologie moléculaire sur 15 colonies infectées a mis en évidence N. ceranae dans 93,3 % des cas, suggérant que la fumagilline a réduit temporairement le seuil d'infestation de ce parasite nouvellement mis en évidence chez Apis mellifera.

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Alerte à la nosémose


Attention les conditions printanières actuelles sont idéales pour le développement de la nosémose. Pour la première fois depuis plus de 20 ans les spores du noséma sont présentes massivement dans certaines ruches (voir photo).
Si les conditions actuelles perdurent, la nosémose va se déclarer dans de nombreuses ruches.
Merci de signaler au GDSA toute perte d'abeilles avec présence de diarrhée et syndrome "nosémeux": dépopulation avec présence de couvain, abeilles ayant des difficultés à voler, etc.

Paul SCHWEITZER
CETAM Lorraine
Laboratoire d'analyses et d'écologie apicole
1B, Rue Jeanne d’Arc 57310 GUÉNANGE
e-mail : cetam@club-internet.fr
http://www.cetam.eu

-----------------------------------------------------------------------------------

Nosema apis, Nosema ceranae : diagnostic différentiel par PCR

Le diagnostic de Nosema ceranae est disponible à l'AFSSA Sophia Antipolis. En cas de mortalités ou d'anomalies dans les colonies, la recherche de cet agent pathogène peut être réalisée afin de compléter l'éventail des causes possibles à ces problèmes.
Voir : http://blogabeilles.affaire-gaucho-regent.com/

-----------------------------------------------------------------------------------

Publication d’une équipe espagnole sur le rôle de Nosema ceranae

et sur l’action du Fumidil B

                                                                                              A lire

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Lu sur le Web   A propos de la demande d’utilisation du Fumidil B.

Le point de vue d’un internaute et la réponse du gérant du site dont est issu ce document

 

Dans un communiqué daté du 12 octobre 2007, la Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles (Fnosad) a enfin demandé aux pouvoirs publics une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) de l'antibiotique Fumagiline pour combattre la progression de la nosémose, pathologie constatée partout en France, et dont la présence dans les ruchers français a trop longtemps été sous-estimée, quand elle n'a pas été carrément ignorée...

C'est assez curieux de voir les apiculteurs français, qui se réclament d'être "verts" et protecteurs de la nature, des abeilles et de la qualité du miel, implorer les autorités françaises pour pouvoir utiliser un "antibiotique" dans les ruches... mais cela ne risque-t-il pas de nuire à ma santé, car ce même antibiotique va assurément "contaminer" mon miel... ce pur produit "naturel" ???

D'un autre côté, ce sont les mêmes pleurnicheurs de mauvaise foi qui s'opposent à ce que les OGMs contiennent des traces d'antibiotiques !!!

Par contre, j'aimerai bien qu'ils aient le courage et l'honnêteté de demander la remise sur le marché français des faux coupables, les insecticides Gaucho et Régent... qui ne sont plus au banc des accusés... mais qui ont perdu leurs autorisations de ventes, seulement en France... à cause de ces mêmes apiculteurs qui les ont accusés et fait condamner à tort ?

Contact : B. AUXENFANS

Mél : bauxenfans(a)krsearch.net

 

Réponse du gérant du site (GW) : Chez les apiculteurs comme partout ailleurs, il y a des gens de toutes sortes. Quant à l'interdiction du Régent, du Gaucho, des OGM, comme l'abattage des troupeaux où un cas de vache folle a été observé, ou encore l'interdiction de faire manger des protéines animales à nos animaux d'élevage... mon idée est aujourd'hui que c'est uniquement pour répondre à notre pulsion sécuritaire que nos dirigeants (en l'occurrence, et si ma mémoire est bonne, MM. Glavany et Gaymard) prennent ce genre de décisions non fondées sur des bases techniques et scientifiques... Ne les accablons pas parce qu'ils se souviennent du sang contaminé, et parce que nous sommes les premiers responsables de cette situation.

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Nosema sp à la Réunion

 

Le seul agent pathogène présent à la Réunion est Nosema sp. Pas de varroatose, pas de loque américaine.

Afin d’assurer la délivrance des cartes pastorales le parasite est systématiquement recherché.

De nombreuses colonies montrent une forte infestation sans pour autant que des symptômes soient constatés.

Des affaiblissements apparaissent cependant. Ils semblent plus présents lorsque des carences en pollen viennent s’ajouter.

La Direction des Services vétérinaire met en place, lors des infestations élevées, des APDI (Arrêté Portant Déclaration d’Infection). Leur retrait est conditionné au traitement des colonies avec l’acide acétique.

 

Questions :

-          est-on en présence de Nosema ceranae ou de Nosema apis ?

-          est-il nécessaire de mettre en place des APDI qui empêchent la transhumance et limitent l’activité des apiculteurs ?

-          l’acide acétique est-il un traitement de la nosémose efficace ? Ce produit sert à la désinfection du matériel apicole. Du vinaigre est rajouté dans les sirops de nourrissements (vieille « recette de bonne femme »). Mais pour autant peut-on le considérer comme un traitement médicamenteux.

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Article paru dans l’Abeille de France de juillet 2007

 

Différents articles sont parus ces derniers temps dans les revues scientifiques et apicoles. Certains sont des articles originaux, d’autres sont des compilations d’anciens articles scientifiques, d’autres sont des avis personnels sans justifications bibliographiques particulières.

Tout d’abord le lecteur averti notera que la terminologie Nosema sp est mentionnée dans les textes récents ou les résultats d’analyse. Cela vient du fait que deux espèces de Nosema sont actuellement décrites chez notre abeille : Nosema apis (que nous avons toujours connu) et Nosema ceranae (le dernier arrivé de ces protozoaires indésirables). Les techniques de différentiation de ces deux parasites (techniques complexes de biologie moléculaire) n’étant pas encore à la portée de tous les laboratoires, la simple mise en évidence de spores de Nosema par microscopie optique est notée Nosema sp, plus précisément « espèce Nosema » sans que soit faite la différence entre N. apis et N. ceranae.[-].

Les microsporidies (les Nosema) sont des parasites intracellulaires obligatoires communs des insectes et d’autres invertébrés. N. apis a pour forme de résistance une spore qui se transmet d’abeille à abeille lors des échanges alimentaires au sein de la colonie et lors du nettoyage effectué par les abeilles. Dans le ventricule de l’abeille adulte, la spore germe, émet un filament qui va perforer les cellules formant la paroi du ventricule. Dans cette cellule les éléments nécessaires à la formation de nouvelles spores sont injectés. La cellule est détruite et perd son rôle voué à la digestion. Au niveau économique, la nosémose est la maladie la plus sérieuse en Australie (Doug Somerville 2005).

Outre ces informations connues sur le cycle de développement de N. apis, différents points à propos des effets de Nosema sp sur les colonies méritent une attention particulière et doivent conduire à nous interroger sur les problèmes rencontrés dans les ruchers : N. apis touche les ouvrières, les mâles mais aussi les reines. La durée de vie des ouvrières, en particulier des vieilles butineuses parasitées, est réduite (de plus de la moitié) (Kleinschmidt et Fergusson 1989 ; Doug Somerville 2005).

Les jeunes abeilles deviennent butineuses plus tôt, la population interne est donc moins importante pour maintenir la température du nid à couvain.15 % des œufs ne produisent pas de larves matures.

N. apis cause de fortes mortalités hivernales (Nitschmann 1957). Notons à ce propos que Nosema sp a été mis en évidence lors des enquêtes de l’AFSSA Sophia Antipolis à propos des pertes hivernales importantes de colonies en 1999 - 2000, 2005 - 2006 et 2006 - 2007.

Des expériences conduites dans le Minesota (Etats-Unis) suggèrent que des taux moyens de 1 million de spores ou plus par abeille sont à l’origine de l’augmentation des mortalités hivernales (Mussen 2002).

Tous les niveaux d’infestation amènent des redémarrages très lents des colonies au printemps, même si les températures sont correctes et permettent le butinage.

L’activité des glandes hypopharyngiennes (qui sécrètent la gelée royale) est réduite (Wang et Moeller 1969 et 1971). Ces glandes s’atrophient ce qui perturbe l’élevage du couvain.

Au cours de l’année, le seuil d’infestation de N. apis présente une courbe de développement typique avec un seuil d’infestation croissant de l’hiver au printemps et une diminution en été (en accord avec les résultas de l’EMP conduite par l’AFSSA).

En ce qui concerne l’action de Nosema sur les reines, il est dit : Le développement de N. apis est responsable de la dégénérescence des ovaires.

Les reines fortement infestées arrêtent de pondre. Des seuils d’infestation d’environ 10 millions de spores par abeilles sont responsables de fortes mortalités hivernales et de pertes de reines (Mussen 2002).

Le problème de reines, discuté ces dernières années, peut trouver avec Nosema sp une explication bien que ce ne soit pas la seule à envisager. Il y a quelques années en France des reines à problèmes ont été disséquées. Une anomalie des ovaires a été remarquée. Des spores de Nosema ont été retrouvées. Mais Nosema sp n’a pas été retenu, peut-être à tort, comme cause possible du problème de reine.

Les différents auteurs décrivent des symptômes au niveau des abeilles qui conduisent à nous interroger tout autant. Les abeilles infestées ne présentent souvent aucun symptôme ou ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent être attribués à d’autres maladies ou à d’autres conditions de développement des colonies. « La présence de spores de Nosema, même sans symptômes, ne peut être considérée comme sans conséquence pour la colonie d’abeilles ».

La réduction de la population au printemps appelée « dépérissement » peut être rapide ou insidieuse. Les abeilles mortes à l’entrée des ruches ne sont pas couramment présentes car elles meurent plus loin. Les abeilles rampent et ne peuvent plus voler.

Parmi les informations ayant pour origine le manuel de l’OIE, on notera :

Nosema sp apparaît au printemps lors du développement du couvain.

Les signes d’infestation ne sont pas toujours présents même si la maladie est suffisamment développée pour provoquer des pertes significatives de production. Les mortalités augmentent en hiver.

En hiver on trouve rarement des spores ou seulement sur les abeilles fortement infestées.

La défense des colonies dépend des conditions climatiques durant la première partie de l’automne de l’année précédente : « dans les colonies dépeuplées par la nosémose, on peut trouver la reine désemparée et entourée de quelques abeilles près du couvain operculé ». Lorsque l’on lit que « la défense de la colonie dépend des conditions climatiques durant la première partie de l’automne », il est aussi possible de dire que la défense de la colonie dépend du seuil d’infestation de varroas à cette période. Car le point commun de ces deux éléments (conditions climatiques et varroase) est un manque de protéines apportées à l’abeille, soit en raison de l’absence d’apport de pollen, soit en raison de l’action spoliatrice du varroa.

Pour lutter contre Nosema sp, il faut combiner désinfection et traitement. La désinfection peut se faire entre autres par l’acide acétique. Le traitement des abeilles peut se faire aussi par l’acide acétique (cependant l’efficacité de cette dernière méthode n’est pas reconnue par certains auteurs et le risque pour la colonie d’abeilles est à prendre en compte).

L’antibiotique fumagilline (Fumidil B ND) est autorisé dans différents pays et donne de bons résultats. Mais les autorisations de traitement dépendent des autorités nationales. Rappelons qu’en Europe l’utilisation de la fumagilline est interdite. Différentes demandes ont été faites en France pour une autorisation de cet antibiotique. La réponse tarde à venir. L’achat du fumidil B est cependant possible. Bien que non autorisé, le traitement est réalisé par certains apiculteurs européens.

Nosema ceranae est un hôte habituel de l’abeille asiatique Apis cerana. Il a été mis en évidence pour la première fois par le docteur Fries en Chine en 1994. Seules des études de biologie moléculaire permettent de faire la différence entre Nosema ceranae et Nosema apis.

Pour Higès et al. en Espagne, où il a été mis en évidence en 2006, N. ceranea serait à l’origine des mortalités de colonies constatées. En 2007, Higès et al. ont montré que N. ceranea était, en cagette expérimentale, fortement virulent pour A. mellifera et cela à température élevée.

Pour le professeur Cox-Foster impliqué dans la problématique du CCD (Colony Collapse Disorder ou syndrome d’effondrement des colonies) à l’origine de nombreuses mortalités de colonies aux Etats-Unis, « N. ceranae pourrait être un facteur clé même s’il n’est probablement pas le seul coupable ».

Notons enfin que l’enquête multifactorielle de l’AFSSA a permis de mettre en évidence N. ceranae en France depuis 2002 (Chauzat et al. 2007).

Voir aussi les chapitres du site :

OIE

FAO

Bibliothèque