Mortalités de colonies en
Suisse autre
article
Pour l’hiver
2009-2010 les mortalités hivernales en Suisse sont évaluées en moyenne à 25-30
%. L’article que l’on pourra
lire par ailleurs est intéressant quant aux conclusions portées par J.-D.
Charière scientifique de l’institut de recherche apicole suisse :
-
les
mortalités hivernales sont clairement attribuées à Varroa destructor et non aux
pesticides,
-
les
pesticides sont responsables d’intoxications en cours de saison,
-
les
abeilles sont soumises à un cocktail de produits chimiques dont on ne connaît
pas bien les effets.
Notons que ce sont les
conclusions portées par les chercheurs du CNEVA puis de l’AFSSA depuis 1999 et
refusées par des syndicats apicoles extrémistes. Que de pertes de colonies
d’abeilles inutiles, de dépenses conséquentes, simplement par obstination à
défendre une cause qui, bien qu’honorable car il est nécessaire de modifier
notre comportement vis-à-vis de la nature, mais fausse dans le cas présent des
mortalités hivernales.
LO Administratrice
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Nouvelles mortalités en France
Encore des mortalités en fin d’hiver. Ruche vides
d’abeilles dans ces informations issues du journal local… plus d’explications
dans une prochaine mise à jour.
La dépopulation des abeilles se poursuit
Washington : La
soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois
aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour
percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour
leur pollinisation.
Ces productions,
surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards
de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.
Ce phénomène appelé
"colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des
ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans
le monde, dont en Europe.
Les scientifiques
ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides,
malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer
une cause spécifique.
Les populations
d'abeilles domestiques sont en déclin depuis plusieurs décennies pour
différentes raisons mais les effets de ce nouveau syndrome sont beaucoup plus
dévastateurs.
Quelque 32% des 2,4
millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains
ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les
estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).
Cette année la
situation va probablement être pire après un hiver inhabituellement rigoureux,
souligne Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles
de ce ministère, dans un entretien avec l'AFP.
Les chiffres pour
2010 seront publiés en avril. Mais les estimations préliminaires font déjà
ressortir des pertes de 30 à 50%, indique David Mendes, le président de la
Fédération américaine des apiculteurs, l'American Beekeeping Federation.
"Normalement
--avant l'apparition du CCD-- nous perdions en moyenne 10% des ruches durant
l'hiver mais cette année ce chiffre varie de 30 à 50%", a-t-il dit à l'AFP
ajoutant que "de nombreux apiculteurs sont en difficulté".
Selon lui, le
phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs"
avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides,
et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années.
"Amener ses
abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes
et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes,
notant que malheureusement "on ne dispose pas des données (scientifiques)
pour appuyer ces observations".
"Le recours
aux pesticides a fortement augmenté faisant que les activités d'apiculture
deviennent plus difficiles", a dit cet apiculteur de Géorgie (sud).
Cette observation
est confortée par les résultats d'une recherche conduite dans 23 Etats
américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS
(Public Library of Science).
Ces chercheurs ont
découvert 121 différents pesticides dans 887 échantillons d'abeilles, de cire,
de pollen et d'autres éléments de ruches.
"La variété
des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est
préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante
pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche.
"Ce n'est
peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y
contribue", a-t-il jugé.
Selon lui, le
phénomène global de déclin des populations d'abeilles domestiques et sauvages
observé mondialement résulte "probablement de la destruction de l'habitat
naturel et de l'expansion des zones agricoles".
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Mortalités d’abeilles
: un casse-tête scientifique
Le point sur la problématique des
mortalités de colonies d’abeilles avec cet excellent article de l’INRA.
Mortalités :
la fin d’un mystère
Il y a quelques temps un film de
TV 5 diffusé à grande échelle au moyen d’une revue de vulgarisation
scientifique annonçait la fin du mystère sur les causes de la mortalité des
abeilles. Belle propagande destinée à intoxiquer un peu plus les incrédules.
Dans ce film, souvenez-vous de l’abeille qui marche sur le sol donc qui est
intoxiquée… sans preuves car les causes de ce comportement peuvent être
nombreuses.
Des chercheurs indignés prennent
la parole et écrivent dans les revues apicoles. On note avec satisfaction que
l’information n’est pas complètement verrouillée…
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Mortalités
de l’Ariège et fièvre catarrhale
Il y a quelques mois des
mortalités de colonies constatées en Ariège étaient attribuées aux désinfections
utilisées dans la lutte contre la fièvre catarrhale. Une commission d’enquête
avait été diligentée par le ministère de l’agriculture. Ces conclusions sont
disponibles et posent question quant à l’origine des mortalités.
Il y a quelques mois il était écrit (voir plus bas) :
« Information non confirmée, à prendre avec prudence particulièrement en
ce qui concerne le lien désinsectisation - intoxication des abeilles. Affaire à
suivre et sûrement plus d’informations dans quelques temps ».
Effectivement plus d’informations aujourd’hui : Le lien avec
les moyens de désinfection utilisés dans la lutte contre la FCO semble
improbable. Les traitements défectueux de la varroase (insuffisamment efficaces
ou appliqués suivant un mauvais calendrier) sont fortement suspectés.
Pourquoi ce rapport n’a-t-il pas été communiqué plus largement ?
LO Administratrice
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"Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon
Alors que le phénomène de disparition des abeilles semblait épargner le
Japon, c’est un effondrement de 50 % du nombre de colonies qui vient d’y être
constaté.
Détectée pour la
première fois aux Etats-Unis en 2006, le phénomène appelé syndrome
d’effondrement des colonies semble faire suite à la réduction du
nombre d’insectes pollinisateurs (car guêpes et bourdons sont aussi affectés).
Comme une pandémie, il s’est rapidement étendu en Europe puis à Taïwan.
Les causes de cette
surmortalité, qui prend des proportions préoccupantes, restent pourtant
mystérieuses. Plus exactement, rien ne permet de faire émerger, parmi la
quarantaine de causes potentielles pointées du doigt par l’Afssa, un facteur
particulier. Aussi, face à cet inconnu, l’ampleur que vient de prendre le
phénomène au Japon inquiète.
Un sondage
récemment effectué sur 2 500 apiculteurs membres de la Japanese Beekeeping
Association a montré que 25 % d’entre eux avaient subi des « pertes soudaines d’abeilles » à
grande échelle.
« Il y a eu des pertes d’abeilles à petite
échelle depuis maintes années, mais un effondrement massif comme celui qu’a
connu les Etats-Unis en 2006 est très inhabituel », s’alarme Kiyoshi
Kimura, du National Institute of Livestock and Grassland Science,
insistant sur l’importance d’étudier soigneusement le phénomène au Japon.
Au-delà du miel
Amateurs de miel,
comme toutes les populations humaines de la planète, les Japonais en consomment
plus qu'ils n'en produisent. Le point le plus inquiétant pour les agriculteurs
nippons est la répercussion de la raréfaction des abeilles sur la pollinisation
des cultures, indispensable pour une grande variété de fruits et de légumes abondamment
cultivés dans le pays.
Selon Osamu Mamuro,
éleveur d’abeilles et fournisseur de ruches dans un but de pollinisation, les
populations d’abeilles se sont brusquement réduites au point qu’il pense devoir
réduire de moitié ses livraisons, mettant ainsi en difficulté une bonne partie
de ses clients agriculteurs. « Si
cela continue, ce sera la fin de mon commerce », constate-t-il.
En tout état de
cause, la situation annonce déjà une augmentation significative des denrées
alimentaires dans l’éventualité où les fermiers seraient contraints de
polliniser manuellement, ou si les fournisseurs étaient obligés de remplacer
une partie de leur stock disponible par de l’importation.
Des statistiques
imprécises
Paradoxalement, un
article publié le 7 mai dernier dans la revue Current Biology
par le chercheur argentin Marcelo Aizen et son collègue canadien Lawrence
Harden, rédigé sur la base des statistiques de l'Organisation des
Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO),
fait état d’une augmentation de 45 % du nombre de colonies d’abeilles à
l’échelon mondial.
Comment expliquer
une telle différence ? Il existerait, selon les chercheurs, une évolution
très contrastée des populations apicoles au niveau mondial, les réductions –
très réelles – constatées aux Etats-Unis et en Europe étant compensées par une
hausse importante en Chine, en Argentine et au Canada. « Les tendances enregistrées aux Etats-Unis et
en Europe ont été très médiatisées, mais la réalité est hétérogène. Le déclin
des abeilles n'est pas un phénomène mondial, et on ne peut pas parler de crise
de la pollinisation au niveau global », a expliqué Marcelo Aizen au
journal Le Monde,
soulignant que cela ne contredit pas l’existence de « véritables problèmes biologiques dans
certains pays, mais souligne que les solutions devraient être trouvées au
niveau local et non global ».
Bernard Vaissière,
directeur du Laboratoire de pollinisation et écologie des abeilles à l'Institut
National de la Recherche Agronomique (Inra) d'Avignon, et qui s'était déjà exprimé dans Futura-Sciences
sur le déclin des populations d'abeilles, relativise cet avis et
remet en cause la précision des statistiques de la FAO : « Il faut avoir conscience des
limites des statistiques de la FAO, qui reposent sur les données fournies par
les pays, a-t-il expliqué
dans Le Monde. Or, même au niveau national, nous avons le plus grand mal à disposer
de données fiables ».
Il cite en exemple
celui d’apiculteurs perdant brusquement une partie de leur cheptel.
Habituellement, afin de subir le moins de pertes de revenus possible, ils
remplacent rapidement les colonies mortes. Si le recensement est effectué après
ce remplacement, les pertes ne sont pas enregistrées. Il met aussi en cause la
façon dont les différents pays communiquent leurs chiffres, parfois avec
quelques corrections. Et de citer l’exemple de la Chine, qui surévalue
systématiquement les données en matière de pêche.
La perspective
d’une future crise de la pollinisation n’est toutefois pas écartée. Car même si
la population d’abeilles a augmenté depuis 1961 au niveau global, ce qui reste
à démontrer, la part des cultures dépendant exclusivement des abeilles pour la
pollinisation a augmenté de 300 % dans la même période. Dans l'entretien qu'il
avait accordé à Futura-Sciences,
Bernard Vaissière citait une étude internationale sur l'importance de la
pollinisation par les insectes dans l'agriculture mondiale, un sujet
imparfaitement connu. « Seules 25 % des cultures n’en
dépendent pas du tout (principalement les céréales comme le blé, le maïs et le
riz), nous expliquait-il. Au total, c’est 35 % de la
production mondiale de nourriture qui provient de cultures dépendant de la
pollinisation par les insectes. »
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Mortalités
d'abeilles après intoxication en Vendée et Charente-Maritime
PARIS, 7 avr 2009 (AFP) - Deux cas de mortalités anormales d'abeilles,
vraisemblablement intoxiquées par des produits chimiques, ont eu lieu dans les
départements de la Charente-Maritime et de la Vendée, a annoncé mardi le
ministère de l'Agriculture.
Les premiers résultats de l'enquête montrent que les règles
d'application des pesticides n'ont pas été respectées, a précisé le
porte-parole du ministère.
Les ruchers concernés sont situés près de la commune de
Saint-Georges-de-Longuepierre (Charente-Maritime) et de Grues (Vendée).
Dans un cas, les traitements phytosanitaires ont été réalisés alors que
le vent soufflait à une vitesse supérieure à 30 km/h, ce qui est interdit par
la réglementation. Dans l'autre cas, les semoirs utilisés n'étaient pas équipés
de déflecteurs alors qu'ils sont obligatoires pour limiter la diffusion de
poussières.
"Les producteurs doivent faire preuve de la plus grande vigilance
dans l'utilisation des insecticides destinés à protéger les cultures. Le non
respect de ces obligations sera sanctionné", a souligné le communiqué du
ministère.
Une enquête de laboratoire est en cours et les résultats sont attendus
dans les prochains jours pour connaître les causes exactes de cette
intoxication.
Apiculteurs et associations de défense de l'environnement ont accusé à
plusieurs reprises les pesticides d'être en grande partie responsables de la
surmortalité des abeilles. La décision en décembre du ministre de
l'Agriculture, Michel Barnier, de prolonger de cinq mois l'autorisation de
l'insecticide Cruiser avait provoqué la colère de ces derniers.
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Info
dernière
Grosses
pertes de colonies en Ariège.
De
nombreuses colonies seraient mortes ou les colonies très petites avec
mortalités devant toutes les ruches et dans les ruches. Le lien a été fait avec
les désinsectisations massives (rendues obligatoires par arrêté préfectoral)
effectuées dans le cadre de la lutte contre le vecteur de la fièvre catarrhale
ovine (FCO). De la perméthrine aurait été retrouvée dans les abeilles
mortes. Cette molécule est la matière active de nombreux produits de
désinsectisation comme le MEFISTO.
Ces
désinsectisations ont concerné les étables/bergeries, les alentours des
bâtiments, les tas de fumier, les mares …
Il
est encore difficile d'évaluer les dégâts de nombreux apiculteurs n'ouvrant pas
leurs ruches en hiver mais les ruchers touchés, le sont à 50, 80 voire 100 %.
Information non confirmée, à prendre avec prudence
particulièrement en ce qui concerne le lien désinsectisation - intoxication des
abeilles. Affaire à suivre et sûrement plus d’informations dans quelques temps.
LO Administratrice
Université
de Liège (Belgique)
Rapport:
«Evaluation des facteurs de risque liés au dépérissement des abeilles en
Wallonie et leur implication sur les bonnes pratiques agricoles ».
http://www.fsagx.ac.be/zg/Sujets_d_actualit%C3%A9/Abeilles/Bilan/Presentation12%20septembre2008.pdf
Le lecteur trouvera dans le document ci-joint les conclusions de
ce rapport. Elles sont identiques à celles de l’enquête prospective
multifactorielle conduite par l’AFSSA il y a quelques années. Seront-elles
mieux accueillît, feront-elles échos dans la presse apicole ? Ou une fois
encore le lecteur sera tenu dans l’ignorance !
Peut être qu’une critique viendra expliquer les anomalies
expérimentales ayant encore une fois présidées à la réalisation de ce travail. Apidologistes,
gardiens de la connaissance vrai et unique, à vos plumes. LO Administratrice
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Enquête du CNDA
Une étude sur les pertes de colonies et leurs causes supposées présentée lors des 4e journées nationales de l'apiculture du CNDA (Centre national du développement apicole) a été menée sur les ruchers français. 168 exploitations ont répondu aux questions de l'étude ce qui correspond à 1358 ruchers et 62408 ruches. C'est donc un large éventail réparti sur le territoire français (métropolitain et corse).Le travail a été réalisé avec des apiculteurs ayant plus de 150 ruches appartenant à des ADA (Association pour le développement Apicole). 5 exploitations ont été sélectionnées au hasard par région. C'est la plus grande enquête réalisée à ce jour sur les pertes de colonies.
Les
résultats ont montré que le taux de pertes moyen était de 29,35% (Intervalle de
confiance: 36-32%). Ils montrent une grande disparité régionale avec une
atteinte plus forte dans le grand-est de la France et en Franche-Comté par
exemple.
En
2006-2007, les pertes de colonies étaient estimées à 16,8%.
En
2005-2006, elles étaient estimées à 17,3%.
L'étude
a aussi porté sur les hypothèses que les apiculteurs évoquent pour expliquer
ces pertes. Transhumance, pression varroa, pollen, conditions de mise en
hivernage et récolte précédente faible (donc colonies faibles pour préparer et
passer l'hiver)... et quid des pesticides ? Ils ne sont que très peu évoqués
par les apiculteurs comme cause possible... et pourtant !!
(Décidément
même les apiculteurs n’ont pas les faveurs du Dr Vidal-Naquet. Dans l’enquête
du CNDA, les apiculteurs ne mettent pas assez en avant les pesticides. Un
comble ! C’est vrai qu’ils ne sont pas vétérinaires et donc ne peuvent
parfaitement appréhender les faits).
Cependant
ce ne sont là que des hypothèses d'apiculteurs, il serait nécessaire de mettre
en œuvre des recherches scientifiques avec l'appui de vétérinaires, chercheurs,
laboratoires... pour expliquer réellement ces pertes sur les sujets suivants:
-
Technique apicole
-
Gestion sanitaire des ruchers
-
Mise en œuvre des traitements anti-varroa
-
Conditions de mises en hivernage des ruchers. Faut-il prendre le risque de
laisser des non-valeurs passer l'hiver.
-
Recherche des pesticides utilisés dans l'environnement des ruchers et de leur
présence dans les ruches...
-
Quelle part de ces pertes peut-être associée aux virus, aux bactéries (loques)
et à Nosema sp. qui sont chez l'abeille des maladies fort probablement
opportunistes?
A
méditer cette dernière phrase…
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Personne n’y avait pensé ?!§%$
"Disparition
des abeilles: la Nouvelle théorie du Soleil Blanc - Publiée le 13-10-2008"
sur le site "www.frequenceterre.com"
!
Mortalité des colonies
Les pertes hivernales 2007-2008 ont été
supérieures à 30% en Rhône-Alpes selon l’enquête réalisée par le
Centre National de Développement Apicole. A lire
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Causes majeures des mortalités de colonies en France.
Publié dans le Bulletin de l’Académie Vétérinaire
de France (T 161 – N° 3) cet article fait le point sur les résultats des
enquêtes conduites depuis plus de 20 ans en France, les symptômes observés lors
des mortalités hivernales… Les causes explicatives restent toujours les mêmes.
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Coup dur pour nos 450 fabricants de miel.
Les abeilles subissent de plein fouet les
pesticides, les acariens, les maladies et la météo capricieuse.
«SI L'ABEILLE venait à disparaître, l'humanité
n'aurait plus que quatre ans à vivre. » Si la réalité n'épouse heureusement pas
cette funeste prophétie d'Albert Einstein, les essaims déclinent bel et bien. La Seine-et-Marne, troisième
département français producteur de miel, a perdu au printemps la moitié de ses
12 000 ruches.
Lionel Clerq possède 70 ruches à Cesson, Arbonne et
à l'orée de la forêt de Fontainebleau. Eloignées des champs, elles n'ont subi
aucune perte. « Toutes les pertes ont eu lieu en zone de grandes cultures,
constate ce spécialiste apicole, président du Groupement de défense sanitaire
apicole*. Un nouvel insecticide est sorti en début d'année en France. Or,
l'Allemagne vient de l'interdire après la perte de nombreuses ruches. »
L'association cherche à comprendre ce qui a pu se
passer. Elle a envoyé les abeilles mortes en laboratoire, mais deux ou trois
jours après le décès, ce qui est déjà trop tard pour détecter les toxiques.
« On doit faire des recherches multirésiduelles
pour chercher d'autres causes, explique Lionel Clerq, mais souvent l'apiculteur
préfère reconstituer son cheptel que payer les 300 € à 400 € d'analyses, entièrement
à sa charge. »
A Trilport, Marcel Kolanek, apiculteur amateur
depuis 1993, a perdu la totalité de ses 20 ruches, posées entre des champs et
un bois. Lui aussi aimerait comprendre. Le maire, Jean-Michel Morer (PS), s'en
est inquiété au dernier conseil municipal : « L'abeille est l'insecte
pollinisateur par essence. Elle est un maillon essentiel dans le maintien de
nos écosystèmes.
La survie de plus de 80 % des espèces végétales
dans le monde en dépend. »
Les origines de l'hécatombe printanière sont variées,
parfois controversées. Certains s'arrêtent sur les ravages de l'acarien varroa
qui se nourrit d'abeilles. D'autres accusent la météo de l'été 2007.
« En juin, le temps s'était déréglé au moment où
les reines pondaient, explique Jean-Marc Delorme, qui possède 350 ruches entre
Varreddes et Rozay-en-Brie. Elles ont eu une mauvaise fécondation et les
abeilles sont nées fragiles. Et l'environnement se dégrade. La pollution, les
avions, les ondes des antennes-relais ont des effets néfastes. »
Il y a dix ans, il suffisait de poser ses ruches et
de se baisser pour ramasser le miel. « L'apiculture devient un métier
difficile, très technique, confirme Véronique Noël, propriétaire de 1 000
ruches. On doit assurer l'élevage de reines parce que les cheptels se fragilisent.
» En plus de ces aléas, les
apiculteurs doivent surmonter un nouveau fléau, le vol. Depuis le début de
l'année, 450 ruches ont déjà disparu...
Cette association départementale, agréée par
l'Etat, lutte contre la maladie des abeilles. Elle compte 14 conseillers
techniques qui assurent le relais entre les services vétérinaires et les
apiculteurs.
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Note de Service de la DGAl
La DGAl vient de faire parvenir à l’ensemble
des DDSV une note de service destinée à recenser les mortalités de colonies au
cours du premier trimestre 2008. Il s’agit des mortalités déclarées car
pour les autres c’est l’inconnu. Une fois encore les statistiques apicoles se
heurtent au manque de fiabilité des informations. De plus quel est l’intérêt de
faire cet état des lieux et quelles informations cela apportera-t-il dans le
cadre du suivi post-homologation du Cruiser ?
Des étudiants s’intéressent aux surmortalités A lire
Paroles d’apiculteurs : un site à visiter
http://www.frenchbeefarm.com/archiveavrilhuit.html
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J. Schiro
Président du SPMF Un
Président d’ouverture, auteur
de documents de qualité qui font étape au cours des années. En
lutte depuis toujours pour une prise en compte des intoxications, il
n’hésite pas à se remettre en cause.

Ces 3 documents très
intéressants, provenant de 3 univers différents,
portés en
même temps à la connaissance des apiculteurs sans concertation aucune
de leurs
auteurs méritent une lecture attentive :
De R.
Borneck ancien Président d’Apimondia, Président du GDS Apicole du Jura A lire
De
J. Schiro président du SPMF A
lire
De J.-P. Faucon responsable de l’Unité Abeille de l’AFSSA Sophia Antipolis A lire
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Pour 5 ruchers : sur 184 ruches, 148 mortes. Les
causes : pas de traitement de la varroase, traitement au fluvalinate,
traitement à l’acide oxalique. Le GDS n’a pourtant pas ménagé sa peine pour
informer.
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Une forme
plus virulente de nosémose identifiée.
Au cours de l’hiver
2006, les apiculteurs de l’Ontario ont subi en moyenne 35 % de pertes de leurs
colonies d’abeilles (soit près de 27.000 ruches). Selon une étude de l’Ontario
Beekeepers Association, ces pertes auraient été causées « par une combinaison
fortuite de maladies et de facteurs environnementaux ».
Voir ; http://www.agriculture-environnement.fr/mortalites-d-abeilles-en-ontario.html
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On nous
signale pour toute la région Rhône-Alpes, des pertes
anormalement importantes de ruches, et principalement dans les
zones de culture.
Certains de nos collègues ont déjà perdu 50 à 85 % de leurs colonies ce qui ne
s’est pratiquement jamais vu à cette époque.
Nous avons eu une petite période de froid qui n’explique
pas cet hécatombe ...
Les pertes
sont systématiques à proximité des cultures.
En zone non cultivée, les ruches correctement soignées sont encore en vie.
Cette
situation a explosée de façon exponentielle depuis les années 2000.
Les causes
sont sans doute multiples, mais la majorité des apiculteurs pense que la
rémanence des insecticides neurotoxiques dans les sols explique en partie cet
assassinat de nos abeilles. En effet les butineuses disparaissent et ne
reviennent pas à la colonie. Les ruches ont été retrouvées pleines de
provisions mais avec seulement une poignée d’abeilles incapables de se protéger
pendant une petite période de froid.
Le
"Syndicat d’Apiculture du Rhône" va faire parvenir rapidement à tous
ses adhérents un questionnaire relatif à ces pertes.
Nous publierons dès que possible une synthèse de ces observations.
Et cela risque de continuer
http://www.rhone-apiculture.fr
Rappel : les symptômes décrits sont ceux des colonies
mortes de varroase. Si comme il est écrit : « cette situation a explosée
de façon exponentielle depuis les années 2000 », il faut s’interroger sur
la cause ou les causes d’une telle hécatombe. Les insecticides d’enrobage des
semences interdits depuis 1999 (imidaclopride) et 2004 (fipronil) peuvent-ils
être tenus comme responsables des mortalités de 2008 ? Le « fameux
PPB qui remonte » comme on l’entend dire de-ci delà, la rémanence dans le
sol, sont des justifications simplistes et inacceptables.
Oui « cela risque de continuer » tant que la gestion
de leur cheptel ne tiendra pas compte des impératifs sanitaires
incontournables.
LO
Administratrice
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De nouveaux chiffres :
Suisse : lors d’une retransmission sur
TV 5 Monde un reportage sur les
mortalités de colonies a fait état de pertes dans le canton de Vaud : 50
sur 80 colonies pour un rucher et 16 sur 18 colonies pour un autre.
L’inspecteur cantonal, l’apiculteur constataient les dégâts. J.-D. Charrière chercheur à l’institut
suisse de recherche sur les abeilles mettait en avant dans ses explications la
piste varroase et la piste viroses.
France, département de la Lozère : 406 colonies mortes sur 723. Des ruches situées hors des
zones de grandes cultures, perdues dans les Cévennes.
Qui est à l’origine de ces pertes ?! Quand les
dirigeants de l’apiculture prendront-ils le problème à bras le corps pour
apporter un « remède efficace » au mal de l’apiculture.
Tout le monde a entendu parler du CCD. Inutile d’aller le
chercher aux Etats-Unis.
Il est possible sans se tromper de parler du CCD français.
LO Administratrice
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Mauvais état sanitaire des colonies
Sur le Web A lire
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Mortalités dans le Morbihan (9 janvier 2008)
Silfiac. Des ruches décimées
Sa colonie d'abeilles est presque entièrement décimée. Marie-Charlotte
Piot, apicultrice récemment installée à Silfiac, s'interroge sur cette
mortalité anormale. Des analyses sont en cours auprès des services
vétérinaires.
« Je n'ai jamais vu ça ». Le 30 décembre dernier, la jeune apicultrice
retrouvait toutes ses abeilles mortes, gisant au fond de vingt de ses 23
ruches. Marie-Charlotte Piot s'est lancée dans l'apiculture il y a deux ans, en
Bourgogne. Lorsqu'elle est venue s'installer avec sa famille à Silfiac, en août
dernier, ses abeilles n'ont pas tardé à la rejoindre. Le temps de leur trouver
un nouveau terrain de jeu, dans les bois de Sainte-Brigitte, à la limite des
Côtes-d'Armor.
Le stress du déménagement ?
Ses petites protégées auraient si mal vécu le déménagement ? « Il y a
toujours un risque de stress. Mais de là à entraîner une telle épidémie... »
Marie-Charlotte s'interroge légitimement sur les causes de cette mortalité
inquiétante, synonyme de récolte nulle pour l'année 2008. Un échantillon de
quelques abeilles, adressé aux services vétérinaires du département (DSV), permettra
peut-être de lever le voile. « L'intoxication aux pesticides est peu probable :
les champs ne sont pas traités et les abeilles ne sortent pas à cette période
de l'année », explique Jean Rozo, technicien de la DSV.
D'autres cas cet automne
Le spécialiste de l'apiculture penche plutôt pour
une nouvelle sorte de nosémose, un protozoaire qui affecte le système digestif
de l'abeille. « Nous avons eu plusieurs cas de mortalité similaire à l'automne,
qui concernaient des ruchers du Finistère, des Côtes-d'Armor et du secteur de
Le Faouët. Il n'existe pas, actuellement, de traitement efficace ». Les
échantillons sont actuellement analysés en Espagne, après être passés par le
laboratoire de Sophia Antipolis. Celui provenant des ruches de Marie-Charlotte
Piot devrait suivre le même chemin.
Propagation
« Le cas de Silfiac est inquiétant en terme de
propagation de la maladie, qui touche l'ensemble du territoire français. Les
apiculteurs peuvent malheureusement craindre de mauvaises surprises lorsqu'ils
ouvriront leurs ruches, au printemps », constate Jean Rozo, qui souligne que la
nosémose est une maladie de l'abeille qui reste non transmissible à l'homme.
Par curiosité, interrogez cette apicultrice, elle vous dira,
comme elle l’a révélé à d’autres enquêteurs : je n’ai pas traité contre le
varroa !? Messieurs les enquêteurs de la DDSV, il faut vraiment enquêter,
une varroase non traité depuis plus d’un an, ça tue.
LO
Administratrice
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Mortalités d’abeilles et varroase (9 janvier 2008)
Une équipe de chercheurs européens a mis en évidence les preuves de la
baisse sensible de la diversité à la fois des abeilles et des fleurs qu'elles
pollinisent. Ces scientifiques du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d'Allemagne ont
observé l'évolution de la biodiversité sur plusieurs centaines de sites et
constaté que la diversité des abeilles s'est appauvrie dans près de 80% d'entre
eux avec une diminution du nombre d'abeilles s'échelonnant entre 25 et 80%.
Sachant que l'on évalue la valeur économique de la pollinisation
mondiale entre 30 et 73 milliards d'euros par an, la diminution du nombre
d'abeilles pourrait entraîner de graves répercussions pour le secteur agricole.
Le plus grand responsable de la disparition des abeilles est le parasite
acarien Varroa, d'origine sud asiatique et introduit en Allemagne en 1977. En
Allemagne, on estime les dommages causés par ce parasite à 15 millions d'euros
par an. Les chercheurs ont découvert un nouveau moyen biologique de lutte
contre ce parasite : l'acide oxalique contenu naturellement dans les épinards,
la rhubarbe, la betterave rouge, le miel, le thé et le cacao par exemple. Selon
les travaux de Eva Rademacher de l'université libre de Berlin, un traitement à
l'acide oxalique peut réduire de 95% une population d'acarien. Cette substance
n'est pas toxique ni pour les abeilles, ni pour l'homme qui la consomment
naturellement dans leur alimentation. Les experts conseillent un traitement croisé
entre plusieurs moyens de lutte que sont les acides formiques et les acides
oxaliques.
D'autres causes semblent responsables de la diminution du nombre
d'abeilles : l'agriculture intensive entre autres à cause des moissonneuses
batteuses qui broient les insectes, la monoculture réduisant la richesse de
l'habitat des insectes ainsi que l'utilisation de pesticides et d'engrais. Il a
en effet été remarqué que les abeilles sont en meilleure santé aux alentours
des fermes biologiques. Même si les pesticides ne tuent pas les abeilles, ils
les affaiblissent et les rendent plus sensibles aux parasites. Il y a quelques
années, une colonie d'abeilles pouvait résister à 10.000 acariens Varroa,
aujourd'hui, 2000 parasites suffisent à anéantir une colonie. De même, les
abeilles affaiblies, survivent plus difficilement à un long hiver et au manque
de nourriture qui l'accompagne.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38629.htm
Attention aux traitements à l’acide oxalique :
-
plus d’une
application affaibli les colonies,
-
l’efficacité
annoncée est pour des colonies sans couvain,
-
l’acide
oxalique doit être utilisé avec précaution en raison des risques pour
l’opérateur.
A noter : 2000 parasites suffisent à anéantir une
colonie. Les colonies résistraient donc moins. Pourquoi ? pollution, virus
qui ont muté, noséma, carence alimentaire…
LO
Administratrice
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Dernière minute, le 27
décembre 2007.
« Les
problèmes des mortalités d'abeilles ont été particulièrement mal gérés depuis
une dizaine d'années. Nous continuons à nous y intéresser au plan national et
international. Dans le Jura nous attendons de lourdes pertes, la première
enregistrée concerne 50 ruches dont 48 sont mortes. Les échantillons sont en
cours de transmission. Je vous mets en pièce jointe le fruit d'une de nos
démarches.
Cordialement
vôtre et bonne nouvelle année
Raymond
Borneck » Pièce jointe
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L’hiver commence et déjà des mortalités sont
annoncées dans le centre de la France. Des mortalités de l’ordre de 80 %
suivant les informations communiquées.
Les chercheurs suisses sont aussi
inquiets :
Voir le
texte des chercheurs suisses A lire
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La mort mystérieuse des abeilles (Suisse)
Entretien de Jean-Daniel Charrière, chercheur à
Agroscope Liebefeld-Posieux (Suisse), réalisé par Christian Pidoux (publié le
16 novembre 2007, dans la revue Agri-Hebdo, l'hebdomadaire professionnel
agricole de la Suisse romande).
Voir : http://blogabeilles.affaire-gaucho-regent.com/
2007/11/19/la-mort-mysterieuse-des-abeilles
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Mortalités
en Turquie
Résumé de la publication scientifique.
Des
pertes importantes de colonie ont été rapportées début 2007 de plusieurs
provinces orientales de Turquie. Nous avons entrepris une étude par
questionnaire sur un groupe d’apiculteurs de Turquie. C'est le premier rapport
portant sur 80 questionnaires représentant plus de 10000 colonies. Nous avons
étudié s'il y a eu des pertes importantes d'hiver par rapport aux années
précédentes en analysant les pertes passées et présentes des mêmes apiculteurs.
Cette analyse a indiqué des pertes d'abeille régionales élevées. En outre nous
avons utilisé un ensemble de 9 groupes de questions pour étudier plusieurs
hypothèses rapportées pour causer la mort des abeilles. Ces hypothèses incluent
: la saison irrégulière, les maladies connues de l'abeille, le CCD, les
origines génétiques des abeilles mellifères, les différents éléments tels que
l'alimentation au sucre, les cires gaufrées, les reines, les parasites et les
traitements des maladies. Les résultats mettent en évidence des hypothèses
liées au changement de saison et à un facteur régional inconnu.
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Hécatombe
d'abeilles en Vendée (encore).
En juillet,
l'insecticide Karate K a été illégalement pulvérisé en pleine journée, pendant
le vol des abeilles. Les dégâts sont énormes.
C’est ce
qui est dit, sans preuves. Comme déjà expliqué dans les
précédentes mises à jour : où sont les analyses ?
D’autres
nouvelles bientôt…
Voir le
site : http://www.vendee.fr/vendee/actualites/default.asp?art=1867
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Le déclin des abeilles document du Ministère de l’Environnement à lire
Mortalités en Suisse et en Allemagne (information
du 12/11/07)
L’apiculteur
suisse déclare :
« Cet été, j'ai récolté une
importante quantité de miel que m'ont offerts 16 superbes essaims.
Aujourd'hui 14 ruches sont vides...
et les deux restant ne passeront pas l'hiver.
Autour de chez moi, d'autres
apiculteurs perdent aussi leurs essaims.
J'ai réalisé un petit film à ce sujet. C'est ici :
http://www.dailymotion.com/video/5489630 ou
ici http://www.dailymotion.com/video/x39ntq_abeilles-effondrement
En
Allemagne d’importantes mortalités sont actuellement enregistrées. La
communauté scientifique les attribue à des traitements de la varroase
insuffisamment efficaces. De plus les traitements auraient été appliqués à une
mauvaise époque compte tenu du niveau d’infestation élevé.
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Nouvelle déclaration de mortalités (suite)
A propos
des mortalités de Vendée, la recherche de résidus toxiques a bien été réalisée.
Les analyses ont été effectuées par un laboratoire de Bretagne. Elles sont
négatives avec une limite de détection de 10 ppb. Aussi une confirmation de
cette absence de résidus toxiques a été demandée au GIRPA (laboratoire
spécialisé dans ces recherches). Les résultats sont en attente.
D’autre
part puisque ce problème de mortalités est porté devant la justice, il est
fortement probable que des analyses complémentaires vont être demandées pour la
recherche des maladies.
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Nouvelle déclaration de mortalités
Après avoir
déclaré sur France-Culture (voir notre chapitre Actualités) que les colonies se
portaient très bien en 2007, Monsieur Alétru déclare des intoxications
importantes en Vendée ! 7000 colonies seraient mortes. Cela fait beaucoup
car ce chiffre représenterait 50 % des ruches déclarées dans ce département. Un
peu ou beaucoup d’exagération permet aux médias une audience plus forte.
Beaucoup d’abeilles mortes devant les ruches aussi… De plus, une fois encore,
il faut relever les points suivants :
-
aucune
analyse n’est présentée, ni en ce qui concerne les résidus toxiques ni en ce
qui concerne les maladies (mais ça va peut-être venir).
- des analyses mettent en évidence Nosema sp, avec un faible seuil
d’infestation dans certains prélèvements.
-
les
symptômes décrits sont une fois encore ceux de la maladie noire (voir notre
document Interrogeons-nous de notre
mise à jour précédente). Mais bien sûr aucune recherche n’a été réalisée
puisque seule la piste intoxication est envisageable.
-
plus
fort : des ruchers voisins de ceux où sont apparus les problèmes ne
montrent rien d’anormal.
Alors Messieurs les journalistes : à quand une information
sérieuse ?
Autre question : quel est le but de cette déclaration soudaine de
problèmes apicoles ? Les conclusions du Grenelle de l’environnement
approchent. Ne faut-il pas marquer les esprits ? Ou bien cherche-t-on des
indemnisations ?
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Les mortalités et
les problèmes continuent (septembre 2007) :
Des mortalités d'abeilles
généralement importantes ont été annoncées en juin et juillet.
Les apiculteurs des
différents départements touchés constatent des mortalités plus ou moins
importantes devant les ruches, des abeilles traînantes parfois de coloration
noire, des symptômes au niveau du couvain (couleur des larves marron clair,
operculation incomplète). Dans les ruches ils constatent une dépopulation
importante. La productivité des colonies est très compromise.
Les départements touchés sont l'Aisne,
les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, la Charente, les Deux Sèvres,
la Drôme, le Gers, le Maine-et-Loire, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Var, la
Vendée, la Vienne.
Dans les départements de
la Charente, des Deux Sèvres, de la Vendée, de la Vienne les problèmes se
rencontrent une fois encore lors des floraisons de tournesol. Une importante
dépopulation est constatée. Dans certains cas des abeilles mortes sont
présentes devant les ruches ainsi que des abeilles traînantes. La récolte de
tournesol est variable et souvent faible.
Des intoxications
sont soupçonnées par les apiculteurs. Certains reparlent du Gaucho et des
« remontés dans les végétaux » des toxiques présents dans le sol
suite à des précédents culturaux, d'autres des désherbants. Ces pistes ne sont
pas à négliger. Des apidologistes étudient le problème en Vendée.
Les analyses sont en cours,
demandées directement par les apiculteurs ou par les DDSV. Différents
laboratoires sont en action.
De sources bien
informées, pour certains départements, les premiers résultats (non encore
officiels) concluent à un important problème de maladie noire. La varroase est
aussi mise en avant dans certains cas (Maine-et-Loire). Les résultats de
recherche des résidus toxiques sont négatifs ou non encore totalement
disponibles sauf pour le département du Var où une intoxication aiguë est
démontrée.
Plus d'informations dans quelques
temps au fur et à mesure de la disponibilité des résultats.
Rappel : la maladie noire peut provoquer
de fortes mortalités. Les abeilles ne présentent pas toujours le symptôme
"abeilles noires". Ces constatations sont à rapprocher de celles
faites lors de la floraison des tournesols il y a quelques années. Le virus de
la maladie noire attaque le système nerveux de l'abeille tout comme les
insecticides neurotoxiques (imidaclopride, fipronil....). Les symptômes sur
abeilles adultes sont donc comparables.
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Mortalités
plus ou moins importantes sur la miellée de lavande (aout
2007) :
Les
mortalités se rencontrent dans la Drôme et sur le plateau d’Albion.
Cette mortalité a compromis la récolte dans certains
cas. Des analyses sont en cours. Les agriculteurs disent ne pas avoir traité les
lavandes. Plusieurs organisations apicoles étudient le problème. La DSV de la
Drôme est partie prenante. La PV enquête.
Les
molécules actives pouvant avoir été utilisées avant la floraison des lavandins
sont : le fluvalinate, le décis, le méthomyl. Ce dernier est un
insecticide carbamate de DuPont commercialisé sous le nom de Lannate. Il est
toxique pour l’abeille et rémanent de 10 à 14 jours.
Les
consignes de traitement ont-elles été respectées ?
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La
présence d'abeilles mortes peut avoir différentes origines (juillet 2007) :
La cause
peut être une maladie ou une ou intoxication.
Les mortalités ayant pour origine les
maladies apparaissent petit à petit et touchent quelques ruches du rucher.
Cette mortalité s'étend lentement à l'ensemble des colonies et dure dans le
temps. En ce qui concerne la maladie noire, la mortalité touche plusieurs
ruches du rucher. Son apparition est assez brutale et est précédée par une
occupation anormale du trou de vol, par la présence d’abeilles traînantes et un
comportement d'houspillage au trou de vol.

Comportement de
houspillage au trou de vol d’une colonie atteinte de paralysie chronique
(maladie noire)
Les
mortalités aiguës ayant pour origine une intoxication apparaissent brutalement
et touchent toutes les colonies.
Dans tous
les cas une analyse de laboratoire est nécessaire.
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Mortalités de colonies au cours de l’hiver 2006 – 2007 :
Elles
sont moins importantes. Cependant quelques cas ont été annoncés par les
organisations sanitaires :
|
%
de mortalité ou ruches mortes/rucher |
Causes de la mortalité
(annoncée par les apiculteurs ou
diagnostiquée) |
|
|
|
|
|
|
Alpes-de-Haute
Provence 1 |
150/ ? |
varroase |
|
Alpes-de-Haute
Provence 2 |
30/51 |
varroase |
|
Alpes-Maritimes
|
66/66 |
varroase |
|
Indre
1 |
53 % de mortalité |
varroase |
|
Indre
2 |
40 % de mortalité |
varroase |
|
Lozère |
36/ ? |
varroase |
|
Var |
25/ ? |
loque américaine |
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Information sur le
lindane :
Interdit depuis 1999, il est retrouvé dans certains
échantillons d’abeilles mortes et encore à l’origine des mortalités.
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Mortalités de colonies au cours de l’hiver 2005 – 2006 :
Elles
ont été importantes. Le tableau suivant (origine AFSSA) a été publié dans
certaines revues apicoles :

|
% de mortalité de colonies dans certains ruchers du
département |
|
|
|
|
|
Alpes-de-Haute-Provence |
100 % (57/57) |
|
Aveyron |
60 % (15/25) |
|
Cantal |
importante (sans
données chiffrées) |
|
Deux-Sèvres |
38 % (243/637) |
|
Dordogne |
100 % (25/25) |
|
Haute-Garonne |
100 % (57/57) |
|
Hérault |
100 % (38/38) |
|
Indre |
21 % (nombre
de colonies non précisé) |
|
Loire |
50 % (22/44) |
|
Lozère
1 |
93 % (29/31) |
|
Lozère
2 |
70 % (30/34) |
|
Puy-de-Dôme |
91 % (21/23) |
|
Pyrénées
Atlantiques |
74 % (52/70) |
|
Hautes-Pyrénées |
75 % (15/20) |
|
Sarthe
1 |
50 % (nombre
de colonies non précisé) |
|
Sarthe
2 |
100 % (nombre
de colonies non précisé) |
|
Vienne |
40 % (30/75) |
|
Haute-Vienne |
75 % (18/24) |
Notre
photo : lors des mortalités hivernales de colonies, quelques abeilles entourant
la reine se retrouvent sur les rayons. Les réserves de miel et de pollen sont
souvent importantes.
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