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Mortalités d’abeilles et de colonies

 

Mortalités d’abeilles : un casse-tête scientifique

Le point sur la problématique des mortalités de colonies d’abeilles avec cet excellent article de l’INRA.

                                                                                                       A lire

 

Mortalités : la fin d’un mystère

Il y a quelques temps un film de TV 5 diffusé à grande échelle au moyen d’une revue de vulgarisation scientifique annonçait la fin du mystère sur les causes de la mortalité des abeilles. Belle propagande destinée à intoxiquer un peu plus les incrédules. Dans ce film, souvenez-vous de l’abeille qui marche sur le sol donc qui est intoxiquée… sans preuves car les causes de ce comportement peuvent être nombreuses.

Des chercheurs indignés prennent la parole et écrivent dans les revues apicoles. On note avec satisfaction que l’information n’est pas complètement verrouillée…

                                                                                                                                    A lire

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Mortalités de l’Ariège et fièvre catarrhale

Il y a quelques mois des mortalités de colonies constatées en Ariège étaient attribuées aux désinfections utilisées dans la lutte contre la fièvre catarrhale. Une commission d’enquête avait été diligentée par le ministère de l’agriculture. Ces conclusions sont disponibles et posent question quant à l’origine des mortalités.

                                                                                                                 A lire

 

Il y a quelques mois il était écrit (voir plus bas) : « Information non confirmée, à prendre avec prudence particulièrement en ce qui concerne le lien désinsectisation - intoxication des abeilles. Affaire à suivre et sûrement plus d’informations dans quelques temps ».

Effectivement plus d’informations aujourd’hui : Le lien avec les moyens de désinfection utilisés dans la lutte contre la FCO semble improbable. Les traitements défectueux de la varroase (insuffisamment efficaces ou appliqués suivant un mauvais calendrier) sont fortement suspectés.

Pourquoi ce rapport n’a-t-il pas été communiqué plus largement ?

LO Administratrice

 

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"Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon

 

Alors que le phénomène de disparition des abeilles semblait épargner le Japon, c’est un effondrement de 50 % du nombre de colonies qui vient d’y être constaté.

Détectée pour la première fois aux Etats-Unis en 2006, le phénomène appelé syndrome d’effondrement des colonies semble faire suite à la réduction du nombre d’insectes pollinisateurs (car guêpes et bourdons sont aussi affectés). Comme une pandémie, il s’est rapidement étendu en Europe puis à Taïwan.

Les causes de cette surmortalité, qui prend des proportions préoccupantes, restent pourtant mystérieuses. Plus exactement, rien ne permet de faire émerger, parmi la quarantaine de causes potentielles pointées du doigt par l’Afssa, un facteur particulier. Aussi, face à cet inconnu, l’ampleur que vient de prendre le phénomène au Japon inquiète.

Un sondage récemment effectué sur 2 500 apiculteurs membres de la Japanese Beekeeping Association a montré que 25 % d’entre eux avaient subi des « pertes soudaines d’abeilles » à grande échelle.

« Il y a eu des pertes d’abeilles à petite échelle depuis maintes années, mais un effondrement massif comme celui qu’a connu les Etats-Unis en 2006 est très inhabituel », s’alarme Kiyoshi Kimura, du National Institute of Livestock and Grassland Science, insistant sur l’importance d’étudier soigneusement le phénomène au Japon.

 

Au-delà du miel

Amateurs de miel, comme toutes les populations humaines de la planète, les Japonais en consomment plus qu'ils n'en produisent. Le point le plus inquiétant pour les agriculteurs nippons est la répercussion de la raréfaction des abeilles sur la pollinisation des cultures, indispensable pour une grande variété de fruits et de légumes abondamment cultivés dans le pays.

Selon Osamu Mamuro, éleveur d’abeilles et fournisseur de ruches dans un but de pollinisation, les populations d’abeilles se sont brusquement réduites au point qu’il pense devoir réduire de moitié ses livraisons, mettant ainsi en difficulté une bonne partie de ses clients agriculteurs. « Si cela continue, ce sera la fin de mon commerce », constate-t-il.

En tout état de cause, la situation annonce déjà une augmentation significative des denrées alimentaires dans l’éventualité où les fermiers seraient contraints de polliniser manuellement, ou si les fournisseurs étaient obligés de remplacer une partie de leur stock disponible par de l’importation.

 

Des statistiques imprécises

Paradoxalement, un article publié le 7 mai dernier dans la revue Current Biology par le chercheur argentin Marcelo Aizen et son collègue canadien Lawrence Harden, rédigé sur la base des statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), fait état d’une augmentation de 45 % du nombre de colonies d’abeilles à l’échelon mondial.

Comment expliquer une telle différence ? Il existerait, selon les chercheurs, une évolution très contrastée des populations apicoles au niveau mondial, les réductions – très réelles – constatées aux Etats-Unis et en Europe étant compensées par une hausse importante en Chine, en Argentine et au Canada. « Les tendances enregistrées aux Etats-Unis et en Europe ont été très médiatisées, mais la réalité est hétérogène. Le déclin des abeilles n'est pas un phénomène mondial, et on ne peut pas parler de crise de la pollinisation au niveau global », a expliqué Marcelo Aizen au journal Le Monde, soulignant que cela ne contredit pas l’existence de « véritables problèmes biologiques dans certains pays, mais souligne que les solutions devraient être trouvées au niveau local et non global ».

Bernard Vaissière, directeur du Laboratoire de pollinisation et écologie des abeilles à l'Institut National de la Recherche Agronomique (Inra) d'Avignon, et qui s'était déjà exprimé dans Futura-Sciences sur le déclin des populations d'abeilles, relativise cet avis et remet en cause la précision des statistiques de la FAO : « Il faut avoir conscience des limites des statistiques de la FAO, qui reposent sur les données fournies par les pays, a-t-il expliqué dans Le Monde. Or, même au niveau national, nous avons le plus grand mal à disposer de données fiables ».

Il cite en exemple celui d’apiculteurs perdant brusquement une partie de leur cheptel. Habituellement, afin de subir le moins de pertes de revenus possible, ils remplacent rapidement les colonies mortes. Si le recensement est effectué après ce remplacement, les pertes ne sont pas enregistrées. Il met aussi en cause la façon dont les différents pays communiquent leurs chiffres, parfois avec quelques corrections. Et de citer l’exemple de la Chine, qui surévalue systématiquement les données en matière de pêche.

La perspective d’une future crise de la pollinisation n’est toutefois pas écartée. Car même si la population d’abeilles a augmenté depuis 1961 au niveau global, ce qui reste à démontrer, la part des cultures dépendant exclusivement des abeilles pour la pollinisation a augmenté de 300 % dans la même période. Dans l'entretien qu'il avait accordé à Futura-Sciences, Bernard Vaissière citait une étude internationale sur l'importance de la pollinisation par les insectes dans l'agriculture mondiale, un sujet imparfaitement connu. « Seules 25 % des cultures n’en dépendent pas du tout (principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz), nous expliquait-il. Au total, c’est 35 % de la production mondiale de nourriture qui provient de cultures dépendant de la pollinisation par les insectes. »

 

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Mortalités d'abeilles après intoxication en Vendée et Charente-Maritime

 

PARIS, 7 avr 2009 (AFP) - Deux cas de mortalités anormales d'abeilles, vraisemblablement intoxiquées par des produits chimiques, ont eu lieu dans les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée, a annoncé mardi le ministère de l'Agriculture.

Les premiers résultats de l'enquête montrent que les règles d'application des pesticides n'ont pas été respectées, a précisé le porte-parole du ministère.

Les ruchers concernés sont situés près de la commune de Saint-Georges-de-Longuepierre (Charente-Maritime) et de Grues (Vendée).

Dans un cas, les traitements phytosanitaires ont été réalisés alors que le vent soufflait à une vitesse supérieure à 30 km/h, ce qui est interdit par la réglementation. Dans l'autre cas, les semoirs utilisés n'étaient pas équipés de déflecteurs alors qu'ils sont obligatoires pour limiter la diffusion de poussières.

"Les producteurs doivent faire preuve de la plus grande vigilance dans l'utilisation des insecticides destinés à protéger les cultures. Le non respect de ces obligations sera sanctionné", a souligné le communiqué du ministère.

Une enquête de laboratoire est en cours et les résultats sont attendus dans les prochains jours pour connaître les causes exactes de cette intoxication.

Apiculteurs et associations de défense de l'environnement ont accusé à plusieurs reprises les pesticides d'être en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. La décision en décembre du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, de prolonger de cinq mois l'autorisation de l'insecticide Cruiser avait provoqué la colère de ces derniers.

 

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Info dernière

 

Grosses pertes de colonies en Ariège.

De nombreuses colonies seraient mortes ou les colonies très petites avec mortalités devant toutes les ruches et dans les ruches. Le lien a été fait avec les désinsectisations massives (rendues obligatoires par arrêté préfectoral) effectuées dans le cadre de la lutte contre le vecteur de la fièvre catarrhale ovine (FCO). De la perméthrine aurait été retrouvée dans les abeilles mortes. Cette molécule est la matière active de nombreux produits de désinsectisation comme le MEFISTO.

Ces désinsectisations ont concerné les étables/bergeries, les alentours des bâtiments, les tas de fumier, les mares …

Il est encore difficile d'évaluer les dégâts de nombreux apiculteurs n'ouvrant pas leurs ruches en hiver mais les ruchers touchés, le sont à 50, 80 voire 100 %.

Information non confirmée, à prendre avec prudence particulièrement en ce qui concerne le lien désinsectisation - intoxication des abeilles. Affaire à suivre et sûrement plus d’informations dans quelques temps.

LO Administratrice

 

 

Université de Liège (Belgique)

Rapport: «Evaluation des facteurs de risque liés au dépérissement des abeilles en Wallonie et leur implication sur les bonnes pratiques agricoles ».

http://www.fsagx.ac.be/zg/Sujets_d_actualit%C3%A9/Abeilles/Bilan/Presentation12%20septembre2008.pdf

 

Le lecteur trouvera dans le document ci-joint les conclusions de ce rapport. Elles sont identiques à celles de l’enquête prospective multifactorielle conduite par l’AFSSA il y a quelques années. Seront-elles mieux accueillît, feront-elles échos dans la presse apicole ? Ou une fois encore le lecteur sera tenu dans l’ignorance !

Peut être qu’une critique viendra expliquer les anomalies expérimentales ayant encore une fois présidées à la réalisation de ce travail. Apidologistes, gardiens de la connaissance vrai et unique, à vos plumes.   LO Administratrice

 

                                                                           Les conclusions

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Enquête du CNDA

Une étude sur les pertes de colonies et leurs causes supposées présentée lors des 4e journées nationales de l'apiculture du CNDA (Centre national du développement apicole) a été menée sur les ruchers français. 168 exploitations ont répondu aux questions de l'étude ce qui correspond à 1358 ruchers et 62408 ruches. C'est donc un large éventail réparti sur le territoire français (métropolitain et corse).Le travail a été réalisé avec des apiculteurs ayant plus de 150 ruches appartenant à des ADA (Association pour le développement Apicole). 5 exploitations ont été sélectionnées au hasard par région.   C'est la plus grande enquête réalisée à ce jour sur les pertes de colonies.

Les résultats ont montré que le taux de pertes moyen était de 29,35% (Intervalle de confiance: 36-32%). Ils montrent une grande disparité régionale avec une atteinte plus forte dans le grand-est de la France et en Franche-Comté par exemple.

En 2006-2007, les pertes de colonies étaient estimées à 16,8%.

En 2005-2006, elles étaient estimées à 17,3%.

L'étude a aussi porté sur les hypothèses que les apiculteurs évoquent pour expliquer ces pertes. Transhumance, pression varroa, pollen, conditions de mise en hivernage et récolte précédente faible (donc colonies faibles pour préparer et passer l'hiver)... et quid des pesticides ? Ils ne sont que très peu évoqués par les apiculteurs comme cause possible... et pourtant !!

 

(Décidément même les apiculteurs n’ont pas les faveurs du Dr Vidal-Naquet. Dans l’enquête du CNDA, les apiculteurs ne mettent pas assez en avant les pesticides. Un comble ! C’est vrai qu’ils ne sont pas vétérinaires et donc ne peuvent parfaitement appréhender les faits).

 

Cependant ce ne sont là que des hypothèses d'apiculteurs, il serait nécessaire de mettre en œuvre des recherches scientifiques avec l'appui de vétérinaires, chercheurs, laboratoires... pour expliquer réellement ces pertes sur les sujets suivants:

- Technique apicole

- Gestion sanitaire des ruchers

- Mise en œuvre des traitements anti-varroa

- Conditions de mises en hivernage des ruchers. Faut-il prendre le risque de laisser des non-valeurs passer l'hiver.

- Recherche des pesticides utilisés dans l'environnement des ruchers et de leur présence dans les ruches...

- Quelle part de ces pertes peut-être associée aux virus, aux bactéries (loques) et à Nosema sp. qui sont chez l'abeille des maladies fort probablement opportunistes?

 

A méditer cette dernière phrase…

                           

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Personne n’y avait pensé ?!§%$

 

"Disparition des abeilles: la Nouvelle théorie du Soleil Blanc - Publiée le 13-10-2008" sur le site "www.frequenceterre.com" !

Mortalité des colonies

 

Les pertes hivernales 2007-2008 ont été supérieures à 30% en Rhône-Alpes selon l’enquête réalisée par le Centre National de Développement Apicole.                                    A lire

 

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Causes majeures des mortalités de colonies en France.

 

Publié dans le Bulletin de l’Académie Vétérinaire de France (T 161 – N° 3) cet article fait le point sur les résultats des enquêtes conduites depuis plus de 20 ans en France, les symptômes observés lors des mortalités hivernales… Les causes explicatives restent toujours les mêmes.

                                                                                                                                             A lire

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Coup dur pour nos 450 fabricants de miel.

 

Les abeilles subissent de plein fouet les pesticides, les acariens, les maladies et la météo capricieuse.

«SI L'ABEILLE venait à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre ans à vivre. » Si la réalité n'épouse heureusement pas cette funeste prophétie d'Albert Einstein, les essaims déclinent bel et bien. La Seine-et-Marne, troisième département français producteur de miel, a perdu au printemps la moitié de ses 12 000 ruches.

Lionel Clerq possède 70 ruches à Cesson, Arbonne et à l'orée de la forêt de Fontainebleau. Eloignées des champs, elles n'ont subi aucune perte. « Toutes les pertes ont eu lieu en zone de grandes cultures, constate ce spécialiste apicole, président du Groupement de défense sanitaire apicole*. Un nouvel insecticide est sorti en début d'année en France. Or, l'Allemagne vient de l'interdire après la perte de nombreuses ruches. »

L'association cherche à comprendre ce qui a pu se passer. Elle a envoyé les abeilles mortes en laboratoire, mais deux ou trois jours après le décès, ce qui est déjà trop tard pour détecter les toxiques.

« On doit faire des recherches multirésiduelles pour chercher d'autres causes, explique Lionel Clerq, mais souvent l'apiculteur préfère reconstituer son cheptel que payer les 300 € à 400 € d'analyses, entièrement à sa charge. »

A Trilport, Marcel Kolanek, apiculteur amateur depuis 1993, a perdu la totalité de ses 20 ruches, posées entre des champs et un bois. Lui aussi aimerait comprendre. Le maire, Jean-Michel Morer (PS), s'en est inquiété au dernier conseil municipal : « L'abeille est l'insecte pollinisateur par essence. Elle est un maillon essentiel dans le maintien de nos écosystèmes.

La survie de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde en dépend. »

Les origines de l'hécatombe printanière sont variées, parfois controversées. Certains s'arrêtent sur les ravages de l'acarien varroa qui se nourrit d'abeilles. D'autres accusent la météo de l'été 2007.

« En juin, le temps s'était déréglé au moment où les reines pondaient, explique Jean-Marc Delorme, qui possède 350 ruches entre Varreddes et Rozay-en-Brie. Elles ont eu une mauvaise fécondation et les abeilles sont nées fragiles. Et l'environnement se dégrade. La pollution, les avions, les ondes des antennes-relais ont des effets néfastes. »

Il y a dix ans, il suffisait de poser ses ruches et de se baisser pour ramasser le miel. « L'apiculture devient un métier difficile, très technique, confirme Véronique Noël, propriétaire de 1 000 ruches. On doit assurer l'élevage de reines parce que les cheptels se fragilisent. » En plus de ces aléas, les apiculteurs doivent surmonter un nouveau fléau, le vol. Depuis le début de l'année, 450 ruches ont déjà disparu...

Cette association départementale, agréée par l'Etat, lutte contre la maladie des abeilles. Elle compte 14 conseillers techniques qui assurent le relais entre les services vétérinaires et les apiculteurs.

http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnesud/articles/LA-MOITIE-DES-ABEILLES-RETROUVEES-MORTES_298632621

 

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Note de Service de la DGAl

 

La DGAl vient de faire parvenir à l’ensemble des DDSV une note de service destinée à recenser les mortalités de colonies au cours du premier trimestre 2008. Il s’agit des mortalités déclarées car pour les autres c’est l’inconnu. Une fois encore les statistiques apicoles se heurtent au manque de fiabilité des informations. De plus quel est l’intérêt de faire cet état des lieux et quelles informations cela apportera-t-il dans le cadre du suivi post-homologation du Cruiser ?

                                                                                                          A lire

 

Des étudiants s’intéressent aux surmortalités                        A lire

 

Paroles d’apiculteurs : un site à visiter

                                                                       http://www.frenchbeefarm.com/archiveavrilhuit.html

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J. Schiro Président du SPMF

Un Président d’ouverture,

auteur de documents de qualité qui font étape au cours des années.

En lutte depuis toujours pour une prise en compte des intoxications, il n’hésite pas à se remettre en cause.

 
 


Mortalités d’abeilles 3 documents pour une réflexion sérieuse

 

Ces 3 documents très intéressants, provenant de 3 univers différents,

portés en même temps à la connaissance des apiculteurs sans concertation aucune

de leurs auteurs méritent une lecture attentive :

 

De R. Borneck ancien Président d’Apimondia, Président du GDS Apicole du Jura                        A lire

De J. Schiro président du SPMF                                                                                                 A lire

De J.-P. Faucon responsable de l’Unité Abeille de l’AFSSA Sophia Antipolis                                A lire

 

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Mortalités d’abeilles dans les Hautes-Alpes

 

Pour 5 ruchers : sur 184 ruches, 148 mortes. Les causes : pas de traitement de la varroase, traitement au fluvalinate, traitement à l’acide oxalique. Le GDS n’a pourtant pas ménagé sa peine pour informer.

 

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Mortalités d’abeilles en Ontario

 

Une forme plus virulente de nosémose identifiée.
Au cours de l’hiver 2006, les apiculteurs de l’Ontario ont subi en moyenne 35 % de pertes de leurs colonies d’abeilles (soit près de 27.000 ruches). Selon une étude de l’Ontario Beekeepers Association, ces pertes auraient été causées « par une combinaison fortuite de maladies et de facteurs environnementaux ».
Voir ; http://www.agriculture-environnement.fr/mortalites-d-abeilles-en-ontario.html

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Lu sur le net

 

L’année commence très mal pour nos abeilles ...

On nous signale pour toute la région Rhône-Alpes, des pertes anormalement importantes de ruches, et principalement dans les zones de culture.
Certains de nos collègues ont déjà perdu 50 à 85 % de leurs colonies ce qui ne s’est pratiquement jamais vu à cette époque.
Nous avons eu une petite période de froid qui n’explique pas cet hécatombe ...

Les pertes sont systématiques à proximité des cultures.
En zone non cultivée, les ruches correctement soignées sont encore en vie.

Cette situation a explosée de façon exponentielle depuis les années 2000.

Les causes sont sans doute multiples, mais la majorité des apiculteurs pense que la rémanence des insecticides neurotoxiques dans les sols explique en partie cet assassinat de nos abeilles. En effet les butineuses disparaissent et ne reviennent pas à la colonie. Les ruches ont été retrouvées pleines de provisions mais avec seulement une poignée d’abeilles incapables de se protéger pendant une petite période de froid.

Le "Syndicat d’Apiculture du Rhône" va faire parvenir rapidement à tous ses adhérents un questionnaire relatif à ces pertes.
Nous publierons dès que possible une synthèse de ces observations.

Et cela risque de continuer

http://www.rhone-apiculture.fr

 

Rappel : les symptômes décrits sont ceux des colonies mortes de varroase. Si comme il est écrit : « cette situation a explosée de façon exponentielle depuis les années 2000 », il faut s’interroger sur la cause ou les causes d’une telle hécatombe. Les insecticides d’enrobage des semences interdits depuis 1999 (imidaclopride) et 2004 (fipronil) peuvent-ils être tenus comme responsables des mortalités de 2008 ? Le « fameux PPB qui remonte » comme on l’entend dire de-ci delà, la rémanence dans le sol, sont des justifications simplistes et inacceptables.

Oui « cela risque de continuer » tant que la gestion de leur cheptel ne tiendra pas compte des impératifs sanitaires incontournables.

                                                                                                                                    LO Administratrice

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De nouveaux chiffres :

 

Suisse : lors d’une retransmission sur TV 5 Monde un reportage sur les mortalités de colonies a fait état de pertes dans le canton de Vaud : 50 sur 80 colonies pour un rucher et 16 sur 18 colonies pour un autre. L’inspecteur cantonal, l’apiculteur constataient les dégâts. J.-D. Charrière chercheur à l’institut suisse de recherche sur les abeilles mettait en avant dans ses explications la piste varroase et la piste viroses.

 

France, département de la Lozère : 406 colonies mortes sur 723. Des ruches situées hors des zones de grandes cultures, perdues dans les Cévennes.

 

Qui est à l’origine de ces pertes ?! Quand les dirigeants de l’apiculture prendront-ils le problème à bras le corps pour apporter un « remède efficace » au mal de l’apiculture.

Tout le monde a entendu parler du CCD. Inutile d’aller le chercher aux Etats-Unis.

Il est possible sans se tromper de parler du CCD français.

 

                                                                                                                                    LO Administratrice

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Mauvais état sanitaire des colonies

 

Sur le Web                                                                             A lire

 

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Mortalités dans le Morbihan (9 janvier 2008)

 

Silfiac. Des ruches décimées

Sa colonie d'abeilles est presque entièrement décimée. Marie-Charlotte Piot, apicultrice récemment installée à Silfiac, s'interroge sur cette mortalité anormale. Des analyses sont en cours auprès des services vétérinaires.

« Je n'ai jamais vu ça ». Le 30 décembre dernier, la jeune apicultrice retrouvait toutes ses abeilles mortes, gisant au fond de vingt de ses 23 ruches. Marie-Charlotte Piot s'est lancée dans l'apiculture il y a deux ans, en Bourgogne. Lorsqu'elle est venue s'installer avec sa famille à Silfiac, en août dernier, ses abeilles n'ont pas tardé à la rejoindre. Le temps de leur trouver un nouveau terrain de jeu, dans les bois de Sainte-Brigitte, à la limite des Côtes-d'Armor.

Le stress du déménagement ?

Ses petites protégées auraient si mal vécu le déménagement ? « Il y a toujours un risque de stress. Mais de là à entraîner une telle épidémie... » Marie-Charlotte s'interroge légitimement sur les causes de cette mortalité inquiétante, synonyme de récolte nulle pour l'année 2008. Un échantillon de quelques abeilles, adressé aux services vétérinaires du département (DSV), permettra peut-être de lever le voile. « L'intoxication aux pesticides est peu probable : les champs ne sont pas traités et les abeilles ne sortent pas à cette période de l'année », explique Jean Rozo, technicien de la DSV.

D'autres cas cet automne

Le spécialiste de l'apiculture penche plutôt pour une nouvelle sorte de nosémose, un protozoaire qui affecte le système digestif de l'abeille. « Nous avons eu plusieurs cas de mortalité similaire à l'automne, qui concernaient des ruchers du Finistère, des Côtes-d'Armor et du secteur de Le Faouët. Il n'existe pas, actuellement, de traitement efficace ». Les échantillons sont actuellement analysés en Espagne, après être passés par le laboratoire de Sophia Antipolis. Celui provenant des ruches de Marie-Charlotte Piot devrait suivre le même chemin.

Propagation

« Le cas de Silfiac est inquiétant en terme de propagation de la maladie, qui touche l'ensemble du territoire français. Les apiculteurs peuvent malheureusement craindre de mauvaises surprises lorsqu'ils ouvriront leurs ruches, au printemps », constate Jean Rozo, qui souligne que la nosémose est une maladie de l'abeille qui reste non transmissible à l'homme.

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/morbihan/silfiac-des-ruches-decimees-20080109-2290304_1177160.php

 

Par curiosité, interrogez cette apicultrice, elle vous dira, comme elle l’a révélé à d’autres enquêteurs : je n’ai pas traité contre le varroa !? Messieurs les enquêteurs de la DDSV, il faut vraiment enquêter, une varroase non traité depuis plus d’un an, ça tue.

                                                                                                       LO Administratrice

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Mortalités d’abeilles et varroase (9 janvier 2008)

 

Une équipe de chercheurs européens a mis en évidence les preuves de la baisse sensible de la diversité à la fois des abeilles et des fleurs qu'elles pollinisent. Ces scientifiques du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d'Allemagne ont observé l'évolution de la biodiversité sur plusieurs centaines de sites et constaté que la diversité des abeilles s'est appauvrie dans près de 80% d'entre eux avec une diminution du nombre d'abeilles s'échelonnant entre 25 et 80%.

Sachant que l'on évalue la valeur économique de la pollinisation mondiale entre 30 et 73 milliards d'euros par an, la diminution du nombre d'abeilles pourrait entraîner de graves répercussions pour le secteur agricole.

Le plus grand responsable de la disparition des abeilles est le parasite acarien Varroa, d'origine sud asiatique et introduit en Allemagne en 1977. En Allemagne, on estime les dommages causés par ce parasite à 15 millions d'euros par an. Les chercheurs ont découvert un nouveau moyen biologique de lutte contre ce parasite : l'acide oxalique contenu naturellement dans les épinards, la rhubarbe, la betterave rouge, le miel, le thé et le cacao par exemple. Selon les travaux de Eva Rademacher de l'université libre de Berlin, un traitement à l'acide oxalique peut réduire de 95% une population d'acarien. Cette substance n'est pas toxique ni pour les abeilles, ni pour l'homme qui la consomment naturellement dans leur alimentation. Les experts conseillent un traitement croisé entre plusieurs moyens de lutte que sont les acides formiques et les acides oxaliques.

D'autres causes semblent responsables de la diminution du nombre d'abeilles : l'agriculture intensive entre autres à cause des moissonneuses batteuses qui broient les insectes, la monoculture réduisant la richesse de l'habitat des insectes ainsi que l'utilisation de pesticides et d'engrais. Il a en effet été remarqué que les abeilles sont en meilleure santé aux alentours des fermes biologiques. Même si les pesticides ne tuent pas les abeilles, ils les affaiblissent et les rendent plus sensibles aux parasites. Il y a quelques années, une colonie d'abeilles pouvait résister à 10.000 acariens Varroa, aujourd'hui, 2000 parasites suffisent à anéantir une colonie. De même, les abeilles affaiblies, survivent plus difficilement à un long hiver et au manque de nourriture qui l'accompagne.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/38629.htm

Attention aux traitements à l’acide oxalique :

-          plus d’une application affaibli les colonies,

-          l’efficacité annoncée est pour des colonies sans couvain,

-          l’acide oxalique doit être utilisé avec précaution en raison des risques pour l’opérateur.

 

A noter : 2000 parasites suffisent à anéantir une colonie. Les colonies résistraient donc moins. Pourquoi ? pollution, virus qui ont muté, noséma, carence alimentaire…

 

                                                                      LO Administratrice

 

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Dernière minute, le 27 décembre 2007.

 

« Les problèmes des mortalités d'abeilles ont été particulièrement mal gérés depuis une dizaine d'années. Nous continuons à nous y intéresser au plan national et international. Dans le Jura nous attendons de lourdes pertes, la première enregistrée concerne 50 ruches dont 48 sont mortes. Les échantillons sont en cours de transmission. Je vous mets en pièce jointe le fruit d'une de nos démarches.

Cordialement vôtre et bonne nouvelle année

Raymond Borneck »                                                           Pièce jointe

 

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L’hiver commence et déjà des mortalités sont annoncées dans le centre de la France. Des mortalités de l’ordre de 80 % suivant les informations communiquées.

 

Les chercheurs suisses sont aussi inquiets :

Voir le texte des chercheurs suisses                                                             A lire

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La mort mystérieuse des abeilles (Suisse)

Entretien de Jean-Daniel Charrière, chercheur à Agroscope Liebefeld-Posieux (Suisse), réalisé par Christian Pidoux (publié le 16 novembre 2007, dans la revue Agri-Hebdo, l'hebdomadaire professionnel agricole de la Suisse romande).

Voir : http://blogabeilles.affaire-gaucho-regent.com/
2007/11/19/la-mort-mysterieuse-des-abeilles

 

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Mortalités en Turquie

Résumé de la publication scientifique.

 

Des pertes importantes de colonie ont été rapportées début 2007 de plusieurs provinces orientales de Turquie. Nous avons entrepris une étude par questionnaire sur un groupe d’apiculteurs de Turquie. C'est le premier rapport portant sur 80 questionnaires représentant plus de 10000 colonies. Nous avons étudié s'il y a eu des pertes importantes d'hiver par rapport aux années précédentes en analysant les pertes passées et présentes des mêmes apiculteurs. Cette analyse a indiqué des pertes d'abeille régionales élevées. En outre nous avons utilisé un ensemble de 9 groupes de questions pour étudier plusieurs hypothèses rapportées pour causer la mort des abeilles. Ces hypothèses incluent : la saison irrégulière, les maladies connues de l'abeille, le CCD, les origines génétiques des abeilles mellifères, les différents éléments tels que l'alimentation au sucre, les cires gaufrées, les reines, les parasites et les traitements des maladies. Les résultats mettent en évidence des hypothèses liées au changement de saison et à un facteur régional inconnu.

 

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Hécatombe d'abeilles en Vendée (encore).

 

En juillet, l'insecticide Karate K a été illégalement pulvérisé en pleine journée, pendant le vol des abeilles. Les dégâts sont énormes.

 

C’est ce qui est dit,  sans preuves. Comme déjà expliqué dans les précédentes mises à jour : où sont les analyses ?

D’autres nouvelles bientôt…

Voir le site : http://www.vendee.fr/vendee/actualites/default.asp?art=1867

 

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Le déclin des abeilles document du Ministère de l’Environnement    à lire

 

Mortalités en Suisse et en Allemagne (information du 12/11/07)

 

L’apiculteur suisse déclare :

« Cet été, j'ai récolté une importante quantité de miel que m'ont offerts 16 superbes essaims.

Aujourd'hui 14 ruches sont vides... et les deux restant ne passeront pas l'hiver.

Autour de chez moi, d'autres apiculteurs perdent aussi leurs essaims.

J'ai réalisé un petit film à ce sujet. C'est ici :

http://www.dailymotion.com/video/5489630 ou ici http://www.dailymotion.com/video/x39ntq_abeilles-effondrement

 

En Allemagne d’importantes mortalités sont actuellement enregistrées. La communauté scientifique les attribue à des traitements de la varroase insuffisamment efficaces. De plus les traitements auraient été appliqués à une mauvaise époque compte tenu du niveau d’infestation élevé.

 

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Nouvelle déclaration de mortalités (suite)

 

A propos des mortalités de Vendée, la recherche de résidus toxiques a bien été réalisée. Les analyses ont été effectuées par un laboratoire de Bretagne. Elles sont négatives avec une limite de détection de 10 ppb. Aussi une confirmation de cette absence de résidus toxiques a été demandée au GIRPA (laboratoire spécialisé dans ces recherches). Les résultats sont en attente.

D’autre part puisque ce problème de mortalités est porté devant la justice, il est fortement probable que des analyses complémentaires vont être demandées pour la recherche des maladies.

 

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Nouvelle déclaration de mortalités

 

Après avoir déclaré sur France-Culture (voir notre chapitre Actualités) que les colonies se portaient très bien en 2007, Monsieur Alétru déclare des intoxications importantes en Vendée ! 7000 colonies seraient mortes. Cela fait beaucoup car ce chiffre représenterait 50 % des ruches déclarées dans ce département. Un peu ou beaucoup d’exagération permet aux médias une audience plus forte. Beaucoup d’abeilles mortes devant les ruches aussi… De plus, une fois encore, il faut relever les points suivants :

-         aucune analyse n’est présentée, ni en ce qui concerne les résidus toxiques ni en ce qui concerne les maladies (mais ça va peut-être venir).

-        des analyses mettent en évidence Nosema sp, avec un faible seuil d’infestation dans certains prélèvements.

-        les symptômes décrits sont une fois encore ceux de la maladie noire (voir notre document Interrogeons-nous de notre mise à jour précédente). Mais bien sûr aucune recherche n’a été réalisée puisque seule la piste intoxication est envisageable.

-        plus fort : des ruchers voisins de ceux où sont apparus les problèmes ne montrent rien d’anormal.

 

Alors Messieurs les journalistes : à quand une information sérieuse ?

Autre question : quel est le but de cette déclaration soudaine de problèmes apicoles ? Les conclusions du Grenelle de l’environnement approchent. Ne faut-il pas marquer les esprits ? Ou bien cherche-t-on des indemnisations ?

 

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Les mortalités et les problèmes continuent (septembre 2007) :

 

Des mortalités d'abeilles généralement importantes ont été annoncées en juin et juillet.

 

Les apiculteurs des différents départements touchés constatent des mortalités plus ou moins importantes devant les ruches, des abeilles traînantes parfois de coloration noire, des symptômes au niveau du couvain (couleur des larves marron clair, operculation incomplète). Dans les ruches ils constatent une dépopulation importante. La productivité des colonies est très compromise.

Les départements touchés sont l'Aisne, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, la Charente, les Deux Sèvres, la Drôme, le Gers, le Maine-et-Loire, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Var, la Vendée, la Vienne.

 

Dans les départements de la Charente, des Deux Sèvres, de la Vendée, de la Vienne les problèmes se rencontrent une fois encore lors des floraisons de tournesol. Une importante dépopulation est constatée. Dans certains cas des abeilles mortes sont présentes devant les ruches ainsi que des abeilles traînantes. La récolte de tournesol est variable et souvent faible.

 

Des intoxications sont soupçonnées par les apiculteurs. Certains reparlent du Gaucho et des « remontés dans les végétaux » des toxiques présents dans le sol suite à des précédents culturaux, d'autres des désherbants. Ces pistes ne sont pas à négliger. Des apidologistes étudient le problème en Vendée.

Les analyses sont en cours, demandées directement par les apiculteurs ou par les DDSV. Différents laboratoires sont en action.

 

De sources bien informées, pour certains départements, les premiers résultats (non encore officiels) concluent à un important problème de maladie noire. La varroase est aussi mise en avant dans certains cas (Maine-et-Loire). Les résultats de recherche des résidus toxiques sont négatifs ou non encore totalement disponibles sauf pour le département du Var où une intoxication aiguë est démontrée.

Plus d'informations dans quelques temps au fur et à mesure de la disponibilité des résultats.

 

Rappel : la maladie noire peut provoquer de fortes mortalités. Les abeilles ne présentent pas toujours le symptôme "abeilles noires". Ces constatations sont à rapprocher de celles faites lors de la floraison des tournesols il y a quelques années. Le virus de la maladie noire attaque le système nerveux de l'abeille tout comme les insecticides neurotoxiques (imidaclopride, fipronil....). Les symptômes sur abeilles adultes sont donc comparables.

 

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Mortalités plus ou moins importantes sur la miellée de lavande (aout 2007) :

 

Les mortalités se rencontrent dans la Drôme et sur le plateau d’Albion.

Cette mortalité a compromis la récolte dans certains cas. Des analyses sont en cours. Les agriculteurs disent ne pas avoir traité les lavandes. Plusieurs organisations apicoles étudient le problème. La DSV de la Drôme est partie prenante. La PV enquête.

Les molécules actives pouvant avoir été utilisées avant la floraison des lavandins sont : le fluvalinate, le décis, le méthomyl. Ce dernier est un insecticide carbamate de DuPont commercialisé sous le nom de Lannate. Il est toxique pour l’abeille et rémanent de 10 à 14 jours.

Les consignes de traitement ont-elles été respectées ?

 

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La présence d'abeilles mortes peut avoir différentes origines (juillet 2007) :

 

La cause peut être une maladie ou une ou intoxication.

 

Les mortalités ayant pour origine les maladies apparaissent petit à petit et touchent quelques ruches du rucher. Cette mortalité s'étend lentement à l'ensemble des colonies et dure dans le temps. En ce qui concerne la maladie noire, la mortalité touche plusieurs ruches du rucher. Son apparition est assez brutale et est précédée par une occupation anormale du trou de vol, par la présence d’abeilles traînantes et un comportement d'houspillage au trou de vol.

 

               

                                              

 

Comportement de houspillage au trou de vol d’une colonie atteinte de paralysie chronique (maladie noire)

 

Les mortalités aiguës ayant pour origine une intoxication apparaissent brutalement et touchent toutes les colonies.

Dans tous les cas une analyse de laboratoire est nécessaire.

 

Hypothèse : Une intoxication peut-elle être à l’origine du développement de la maladie noire ?! Rien de démontré. Une constatation cependant : la mortalité continue plusieurs jours voir plusieurs semaines après une phase aiguë pouvant être une intoxication.

 

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Mortalités de colonies au cours de l’hiver 2006 – 2007 :

Elles sont moins importantes. Cependant quelques cas ont été annoncés par les organisations sanitaires :

 

 

% de mortalité ou ruches mortes/rucher

Causes de la mortalité

(annoncée par les apiculteurs ou diagnostiquée)

 

 

 

Alpes-de-Haute Provence 1

150/ ?

varroase

Alpes-de-Haute Provence 2

30/51

varroase

Alpes-Maritimes

66/66

varroase

Indre 1

53 % de mortalité

varroase

Indre 2

40 % de mortalité

varroase

Lozère

36/ ?

varroase

Var

25/ ?

loque américaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Information sur le lindane :

Interdit depuis 1999, il est retrouvé dans certains échantillons d’abeilles mortes et encore à l’origine des mortalités.

 

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Mortalités de colonies au cours de l’hiver 2005 – 2006 :

Elles ont été importantes. Le tableau suivant (origine AFSSA) a été publié dans certaines revues apicoles :

 

 
 

% de mortalité de colonies dans certains ruchers du département

 

Alpes-de-Haute-Provence

100 % (57/57)

Aveyron

60 % (15/25)

Cantal

importante (sans données chiffrées)

Deux-Sèvres

38 % (243/637)

Dordogne

100 % (25/25)

Haute-Garonne

100 % (57/57)

Hérault

100 % (38/38)

Indre

21 % (nombre de colonies non précisé)

Loire

50 % (22/44)

Lozère 1

93 % (29/31)

Lozère 2

70 % (30/34)

Puy-de-Dôme

91 % (21/23)

Pyrénées Atlantiques

74 % (52/70)

Hautes-Pyrénées

75 % (15/20)

Sarthe 1

50 % (nombre de colonies non précisé)

Sarthe 2

100 % (nombre de colonies non précisé)

Vienne

40 % (30/75)

Haute-Vienne

75 % (18/24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre photo : lors des mortalités hivernales de colonies, quelques abeilles entourant la reine se retrouvent sur les rayons. Les réserves de miel et de pollen sont souvent importantes.

 

 

 

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