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Retour : les maladies

 

Chronique de la loque américaine et de sa conduite à tenir

 

 

Développement des spores de loque américaine

 

Les spores du bacille responsable de la loque américaine se multiplient dans l’intestin de la larve                       A lire

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Prophylaxie de la loque américaine en Emilie Romagne

 

Les points principaux de la prophylaxie de la loque américaine sont :

-          le diagnostic précoce,

-          le contrôle rapide des foyers,

-          la gestion de la situation épidémiologique.

 

Une vérification systématique de l’état sanitaire des colonies consiste à mettre en évidence rapidement la présence de la maladie et d’entreprendre consécutivement les mesures de prophylaxie d’autant plus efficaces que le problème est grave. Il est important de vérifier méticuleusement l’état du couvain et de ne pas se limiter à un contrôle superficiel. La fréquence des visites devra être établie en fonction de la situation épidémiologique et des facteurs de risque individuels.

La présence de la maladie rend obligatoire la déclaration aux Services Vétérinaires compétents du territoire.

En complément des vérifications cliniques, il est important de mettre en évidence l’infection à un stade sub-clinique ou latent, en l’absence de symptômes spécifiques. Cela peut être réalisé par une méthode de laboratoire qui consiste en la détermination du seuil d’infection par les spores de Paenibacillus larvae dans le miel. Même s’il n’est pas possible d’attribuer à cette méthode une véritable valeur prédictive du développement de la maladie, le niveau de contamination du miel constitue un bon indice la gravité quant à la présence possible de la maladie dans le rucher ou la région.

La détermination quantitative des spores dans le miel permet ensuite de gérer la diffusion de la contamination dans une région et d’individualiser des situations potentiellement à risques.

Une récente enquête effectuée par l’Institut National d’Apiculture et qui a intéressé quelques provinces d’Emilie Romagne a mis en évidence que la présence de spores de P. larvae est commune à toutes les colonies mais que le niveau de contamination du miel varie de manière importante en fonction des exploitations apicoles.

Dans le contexte de programmes territoriaux de prophylaxie, il est donc possible de gérer l’état sanitaire des colonies par rapport à la loque américaine au niveau sub-clinique en se basant sur l’interprétation des résultats analytiques et sur les moyens prophylactiques mis en œuvre.