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La paralysie chronique de
l’abeille
Autres appellations : maladie noire, mal des
forêts, petites noires, mal de mai.
La première description de la
maladie a été faite par Morgenthaler en 1922. Cependant Aristote parlait déjà
d’abeilles « noires ».
La paralysie chronique est une maladie virale contagieuse et infectieuse des abeilles adultes.
Cette maladie décrite dans de
nombreux pays a longtemps été attribuée à d’autres agents pathogènes que les
virus, à des causes génétiques ou alimentaires.
Le virus de la paralysie chronique
est à l’origine de 2 syndromes
(ensemble de symptômes), l’un ou l’autre apparaissant en fonction peut-être de
l’importance du seuil viral, de conditions favorisantes spécifiques.
Syndrome de type 1 (la paralysie) :
Abeilles tremblantes, abeilles
incapables de voler, forte mortalité devant les ruches, effondrement
des colonies. Ce syndrome est décrit comme apparaissant plus particulièrement
en juin-juillet. Actuellement, il est beaucoup plus fréquent et se rencontre à
différentes périodes de l’année.
Syndrome de type 2 (la maladie noire) :
Abeilles tremblantes, abeilles
incapables de voler, mortalités variables mais plus ou moins limitées, abeilles
noires et glabres.
Pour les 2 syndromes
les abeilles du pas de vol empêchent certaines abeilles retournant à la ruche
de rentrer. On parle de bataille sur le pas de vol, de houspillage. Des
abeilles noires ayant perdu leur pilosité et avec des ailes écartées sont aussi
visibles dans les 2 cas mais souvent en nombre assez limité.
Au tout début de la maladie l’occupation anormale du trou
de vol peut faire penser à un début de pillage.
A ce moment-là, il peut alors y avoir rémission ou
exacerbation des symptômes.

La mortalité importante des abeilles
se traduit par une dépopulation des colonies qui ne conservent que des jeunes
abeilles. Les colonies « peuvent redémarrer » mais ne pourront passer l’hiver
que si celui-ci n’est pas trop précoce et à condition que le traitement de la
varroatose soit effectué rapidement avec un médicament efficace, que d’autres
maladies (nosémose) ne viennent pas se surajouter.
Le film suivant (malgré sa médiocre qualité) réalisé durant l’été 2007
caractérise parfaitement le
syndrome de type 1 :
Fortes mortalités,
Abeilles ne rentrant pas à la ruche,
Cliquer sur la photo
Abeilles regroupées et tremblantes.
Depuis 10 ans environ les cas de paralysie chronique de
l’abeille sont en augmentation. Quelles en sont les causes possibles :
Mutation du virus et apparition de souches plus pathogènes,
Perte des défenses de l’abeille à cause de Varroa destructor, de Nosema,
Importation de souches d’abeilles sensibles,
Perte de la biodiversité (alimentation),
Contamination du « milieu ruche » par les acaricides de
traitement de la varroatose,
Rôle de l’environnement et des pollutions diverses.
L’utilisation de trappes à pollen est une cause
déclenchante certaine.
Abeille aux ailes
écartées Occupation du trou de vol Abeilles tremblantes sur le devant de la ruche Forte mortalité d’abeilles due au virus de la paralysie
chronique




Le confinement
de fortes populations d’abeilles à l’intérieur des ruches (période de mauvais temps,
absence de miellée, transhumance…) est aussi suspecté d’être une cause
déclenchante.